«Contre la bitch», a lancé Richard Bain après son arrestation

Richard Henry Bain est l'auteur présumé de l'attentat... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Richard Henry Bain est l'auteur présumé de l'attentat du 4 septembre 2012 au Metropolis, le soir de l'élection de Pauline Marois. Il apparaît sur cette photo de septembre 2012.

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Lors de son arrestation après les événements violents du Metropolis, le soir du 4 septembre 2012,  Richard Henry Bain a fait plusieurs commentaires qui font aujourd'hui partie de la preuve à charge. L'un d'eux concerne sa motivation.

«Pourquoi tu as fait ça», lui avait lors demandé le policier du SPVM, Mathieu Brassard, qui le prenait en charge pour l'amener au poste de police.

Le début de la réponse de M. Bain était incompréhensible, mais la fin était claire: «...against the bitch», a dit M. Bain.

C'est ce que M. Brassard a raconté, jeudi, alors qu'il témoignait au procès de M. Bain.

Ce fameux soir d'élections, le policier et son coéquipier s'étaient rués à l'arrière du Metropolis après avoir entendu qu'il s'y passait quelque chose, que quelqu'un avait tiré.

M. Brassard a vu des policiers en civil qui avaient menotté un suspect au sol. Il leur a donné un coup de main, puis a pris en charge l'individu, qui était M. Bain. Celui-ci portait une cagoule et une robe de chambre par-dessus ses vêtements.

«Es-tu celui qui m'a jeté à terre», a demandé M. Bain?

M. Brassard a répondu non, et M. Bain a rétorqué: «il est devenu fou, ou il avait du cran» (guts ou nuts), en faisant allusion au policier en question.

Par la suite, M. Bain a dit ceci: «je voulais juste tirer au-dessus de leur tête, mais j'en ai atteint un». Puis il a ajouté: «je n'ai rien contre vous, les gars (les policiers), vous êtes comme des soldats».

Collaboration

M. Bain collaborait avec les policiers et voulait les aider dans leur travail pour sécuriser les lieux, a précisé M. Brassard. Il leur a même indiqué où se trouvait son véhicule, un GMC Yukon noir. Le policier a demandé à M. Bain s'il y avait du danger d'approcher ce véhicule.

M. Bain a répondu qu'il y avait des munitions et un réservoir de cinq gallons d'essence fermé. 

M. Bain était cohérent, selon le policier Brassard, qui a lu les droits de M. Bain en français, au départ, puis en anglais, car c'est ce que M. Bain préférait.

M. Brassard et son collègue ont transporté M. Bain au Centre opérationnel sud, dans leur véhicule de patrouille. M. Bain parlait à l'arrière. À un certain moment, il a élevé la voix: «Ta sécurité n'était pas bonne. L'arme s'est enrayée, grâce à Dieu, l'arme s'est enrayée», a-t-il dit.

Au poste, M. Bain a été contraint de se déshabiller et donner ses vêtements. À minuit 40, M. Brassard a été mis au courant que l'homme abattu (Denis Blanchette) était mort. Il a mis M. Bain en état d'arrestation pour meurtre. 

M. Bain est jugé actuellement pour meurtre et plusieurs tentatives de meurtre, en lien avec l'attentat du Metropolis. Les faits sont survenus alors que le Parti québécois, avec Pauline Marois à sa tête, venait d'être élu au pouvoir. La victoire était célébrée au Metropolis.

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