Vol de 250 iPhone: deux hommes reconnus coupables

Deux Montréalais qui pensaient avoir fait un grand coup en volant 250 iPhone 6... (Archives, Agence France-Presse)

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Deux Montréalais qui pensaient avoir fait un grand coup en volant 250 iPhone 6 flambant neufs - un butin d'au moins 175 000 $ - l'an dernier au centre-ville de Montréal se retrouveront finalement derrière les barreaux.

Juan Martin Lopez, 45 ans, et Silva Robin Erminson, 35 ans, ont été reconnus coupables de nombreux chefs d'accusation, dont vol qualifié, agression armée, complot, port d'arme dans un dessein dangereux et séquestration, la semaine dernière, au palais de justice de Montréal.

Le 19 février 2015, Mordechai Weiss s'était rendu en soirée au magasin Apple sur la rue Sainte-Catherine pour acheter 300 iPhone 6, alors le nec plus ultra du téléphone intelligent. Deux heures plus tard, alors qu'il rentrait chez lui, M.Weiss est pris en souricière dans une ruelle par une camionnette et un deuxième véhicule. 

Juan Martin Lopez s'est alors rué sur sa voiture, a cassé une vitre et l'a attaqué en le frappant à la tête avec un poinçon. L'autre accusé, Silva Robin Erminson, a ensuite exhibé un grand couteau devant la victime. Les deux voleurs sont finalement partis avec 250 téléphones.

Trois jours plus tard, la victime a identifié Silva Robin Erminson sur une photo montrée par les enquêteurs. Ceux-ci ont alors entamé la filature d'une voiture suspecte vue le soir du crime près du magasin Apple. Une semaine plus tard, les enquêteurs ont surpris les deux hommes et des complices en train de commettre un vol par effraction à Brossard. Ils ont trouvé dans leur véhicule des éléments de preuve les reliant au vol de iPhone.

Présentant une défense d'alibi, Silva Robin Erminson a soutenu durant le procès avoir passé cette soirée chez son frère. Or, son témoignage a été jugé «peu fiable» par le juge de la Cour du Québec Jean-Pierre Braun. «Le Tribunal juge, en effet, les affirmations de M. Silva, quelquefois hésitantes, souvent imprécises, plusieurs fois contradictoires et généralement modulées selon les besoins de s'adapter à ses histoires ou ses dénégations. Elle est proprement indigne de foi. Elle ne soulève même pas dans l'esprit du Tribunal, après analyse, un doute, tellement elle est forgée», écrit le juge Braun, dans son jugement rendu le 6 mai. 

Juan Martin Lopez n'a pas témoigné et n'a convoqué aucun témoin pour sa défense. La peine des deux hommes reste à déterminer.

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