Sergio Piccirilli veut en appeler de sa culpabilité

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Sergio Piccirilli

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Daniel Renaud
La Presse

Sergio Piccirilli, ce chef d'une organisation criminelle selon une juge de Laval qui l'a récemment déclaré coupable d'une trentaine d'accusations liées au trafic de stupéfiants et à la possession d'armes, demande la permission d'en appeler de ce verdict.

Dans un avis d'appel déposé ce matin par son avocate, Me Marie-Hélène Giroux, Piccirilli affirme que la juge Marie-Suzanne Lauzon de la Cour du Québec a erré en droit à plusieurs reprises lorsqu'elle l'a reconnu coupable de 28 chefs de gangstérisme, complot pour importation d'éphédrine, de complot pour trafic de cocaïne et de haschisch et de possession d'armes, dont une mitraillette de type AK-47, le 28 janvier dernier.

Dans sa requête, Piccirilli affirme notamment que :

- la preuve circonstancielle présentée par la poursuite ne prouve pas sa participation à une organisation criminelle ; elle démontre plutôt l'existence d'une organisation distincte formée de ses coaccusés et dont le but était de produire de la méthamphétamine.

- qu'il ne pouvait être lié à deux bâtiments où de la drogue et des armes ont été saisies, alors que les immeubles étaient sous le contrôle d'un autre coaccusé et que les policiers n'ont jamais vu Piccirilli dans ces endroits. 

- que la possession d'une mitraillette de marque Norinco était destinée à défendre sa vie, qui était menacée en 2006, et non pas pour servir une organisation criminelle. 

- que le complot de cocaïne et de haschisch est basé sur le témoignage d'un enquêteur spécialiste des importations qui a admis que le langage codé utilisé par les suspects est également compatible avec le trafic de cigarettes.

Un personnage énigmatique

Piccirilli, alias Grizzly, a été arrêté en juin 2006 dans une opération de l'Unité mixte de lutte au crime organisé autochtone de la GRC baptisée Cléopâtre et visant un réseau d'exportateurs de marijuana et de trafiquants d'armés basé sur le territoire amérindien de Kanesatake près d'Oka. À la même époque, Piccirilli s'était retrouvé au centre d'un conflit qui avait failli dégénérer en guerre ouverte entre les clans de la mafia Rizzuto de Montréal et D'Amico de Granby.

Le premier procès subi par Piccirilli et ses complices avait avorté en 2008 pour des vices de procédures. La cause a ensuite été portée devant la Cour d'appel et la Cour Suprême, et c'est la raison pour laquelle l'homme de 56 ans n'a été jugé que tout récemment. La Défense fera ses représentations sur sentence le mois prochain. La Poursuite demande 18 ans de pénitencier. En tenant compte de la détention préventive, il a toutefois déjà purgé cinq années de sa future peine.

Sergio Piccirilli est très proche de l'influent membre des Hells Angels, Salvatore Cazzetta, dont il est un ami d'enfance. Il a été président des Devils Ghosts Rive Nord, un club de motards subalterne des Hells Angels créé en 2012, mais Piccirilli dit s'être retiré du groupe depuis.

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Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le (514)285-7000, poste 4918, ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

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