Prison à vie pour avoir tué sa fille en l'affamant ou en la noyant

Everton Biddersingh, à gauche.... (Illustration Alexandra Newbould, PC)

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Everton Biddersingh, à gauche.

Illustration Alexandra Newbould, PC

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
TORONTO

Un père de Toronto qui a affamé ou noyé mortellement sa fille il y a deux décennies a été envoyé en prison à vie lundi, après que la Cour eut entendu les déclarations d'impact de trois membres de la famille de la victime.

Everton Biddersingh, 60 ans, n'a presque rien dit avant que le juge de la Cour supérieure, Al O'Marra, n'impose la peine pour son crime «horrible».

«Cela ne va rien changer», a marmonné l'homme devant le juge.

Un jury l'a condamné le mois dernier pour le meurtre prémédité de sa fille de 17 ans, Melonie.

Il ne pourra être admissible à une libération conditionnelle avant 25 ans.

Dans une déclaration écrite, la mère de la victime a décrit la dévastation qu'elle a ressentie après avoir appris, en 2012, que les restes calcinés de sa fille avaient été identifiés.

«Il n'y a rien - et je veux dire absolument rien - que Melonie aurait pu faire qui aurait pu mener à ce résultat terrible qui a été son meurtre», a écrit Opal Austin dans une déclaration qui a été lue à la Cour par une responsable du YWCA.

«Alors je devrai me demander pourquoi pour le reste de mes jours».

La Couronne a maintenu qu'Everton Biddersingh avait noyé ou affamé sa fille après une période prolongée d'abus, ou qu'elle était morte après qu'il l'eut confinée dans un appartement qu'ils partageaient avec leur belle-mère, Elaine Biddersingh.

Le corps calciné de l'adolescente a été retrouvé dans une valise dans un secteur industriel au nord de Toronto, et il a fallu attendre 2012 avant que la police ne puisse l'identifier. Elle était venue au Canada de la Jamaïque pour avoir une meilleure vie. À la place, au moment de sa mort, elle ne pesait que 50 livres et avait 21 os brisés à différents stades de guérison. Un morceau de légume avait été retrouvé dans son vagin.

Elle a passé des heures innombrables enchaînée à des meubles, enfermée dans un petit placard, ou sur un balcon.

Selon un témoin, son père la rouait de coups de pied et mettait ensuite sa tête dans le bol de toilette.

L'adolescente, qui voulait devenir infirmière, serait morte en septembre 1994.

Le juge qui a présidé le procès a déclaré que son père méritait la peine la plus sévère qui est permise par la loi.

«Sa vie avec vous a été d'une horreur indescriptible», a dit le juge O'Marra.

La belle-mère de l'adolescente subira son propre procès pour meurtre prémédité en avril.

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