Guy Turcotte est en rémission partielle d'une dépression majeure

Lors du premier procès, la psychiatre Dominique Bourget avait... (Archives La Presse)

Agrandir

Lors du premier procès, la psychiatre Dominique Bourget avait conclu que M. Turcotte était si perturbé mentalement au moment des faits, qu'il était incapable de formuler une intention de tuer.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'état mental de Guy Turcotte a évolué depuis 2009. Du trouble d'adaptation avec anxiété et humeur dépressive dont il était affecté au moment de tuer ses enfants, il est passé à la dépression majeure avec symptômes psychotiques, en 2013 et 2014. Il est actuellement en rémission partielle de cette maladie, mais continue de prendre des médicaments antidépresseurs et un antipsychotique. Du moins, il en prenait en juillet dernier.

C'est ce qui ressort d'un «rapport complémentaire» rédigé par la psychiatre Dominique Bourget, et qui a été remis au jury, aujourd'hui, au procès de M. Turcotte. Ce rapport vise  à fournir une mise à jour sur l'état de M. Turcotte, a relaté la Dre Bourget.  Pour ce faire, elle a rencontré l'accusé pendant trois heures en juillet dernier, et a pris connaissance de son dossier psychiatrique.

La Dre Bourget témoigne à titre d'experte en psychiatrie légale pour le compte de la défense, et se prononce sur l'état mental de M. Turcotte au moment où il a tué ses enfants, le 20 février 2009. En 2011, lors du premier procès, elle avait conclu que M. Turcotte était si perturbé mentalement au moment des faits, qu'il était incapable de formuler une intention de tuer. Il souffrait d'un trouble d'adaptation avec anxiété et humeur dépressive et, dans un «raptus suicidaire», avait tenté de s'enlever la vie en buvant du lave-glace. Ne raisonnant plus de façon logique, il avait décidé d'amener les enfants avec lui, pour que les petits ne le trouvent pas mort.

Mme Bourget maintient ces conclusions, mais estime que le rapport complémentaire permet de mieux saisir l'ampleur des difficultés psychiatriques que M. Turcotte a éprouvées, lors des événements. La maladie psychiatrique s'étudie sur un plan longitudinal, et se précise souvent avec le temps. C'est le cas pour M. Turcotte.

L'été dernier, M. Turcotte demeurait incapable de donner une chronologie des faits ayant entouré la mort de ses enfants.

Lors de la rencontre, la psychiatre a noté un certain ralentissement psychomoteur chez M. Turcotte, ainsi qu'un affect émoussé, une expression faciale figée. Il était d'humeur neutre, et se disait engourdi. Il disait ne pas être particulièrement déprimé ou découragé. Il avait de la peine en relisant le matériel du premier procès, mais était «ok» s'il n'y pensait pas.

La Dre Bourget est maintenant contre-interrogée par le procureur de la Couronne, René Verret.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer