L'évadé de la prison de Saint-Jérôme en hélicoptère subira une évaluation psychiatrique

Benjamin Hudon-Barbeau... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Benjamin Hudon-Barbeau

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Renaud
La Presse

Benjamin Hudon-Barbeau, dont la spectaculaire tentative d'évasion de la prison de Saint-Jérôme en hélicoptère en mars 2013 avait fait le tour du monde, sera évalué à l'Institut Philippe-Pinel pour déterminer son aptitude à être jugé dans un procès.

Hudon-Barbeau, qui vient de célébrer ses 39 ans, est apparu amaigri et très diminué dans l'enclos réservé aux accusés, ce matin, au palais de justice de Montréal. Il n'a jamais regardé vers la salle et a passé une partie de son audience à fixer le sol, toussotant et ayant de la difficulté à respirer.

Hudon-Barbeau et ses coaccusés doivent, en principe, avoir leur procès pour la tentative d'évasion en hélicoptère en janvier prochain, au palais de justice de Saint-Jérôme. Le procès, qui se tiendra devant jury en Cour supérieure, pourrait durer quatre mois. Mais son avocat, Me Francis Cloutier, et son vis-à-vis de la poursuite d'ailleurs, Me Steve Baribeau, doutent que l'accusé soit en état de suivre les procédures entamées contre lui.

«Autant mentalement que physiquement, mon client est dans un état plus que précaire. Et je n'ai pas la possibilité d'avoir des échanges avec lui pour préparer adéquatement son procès», a dit l'avocat, déplorant du même coup les conditions de détention de Hudon-Barbeau qui est en isolement depuis sa tentative d'évasion ratée.

Mes Cloutier et Baribeau ont demandé au juge Jerry Zigman de la Cour supérieure d'émettre une ordonnance envoyant Hudon-Barbeau à Pinel pour une évaluation, ce que le magistrat leur a accordé. C'est la quatrième fois que l'accusé fait l'objet d'une telle ordonnance, mais ce sera la deuxième fois qu'il subira une évaluation.

Traumatisé

Lors de l'audience, les deux avocats ont même fait état d'un choc post-traumatique issu d'une incarcération de six ans et demi à la suite de son arrestation pour un double meurtre commis au bar Upper Club de la rue Saint-Laurent en octobre 2006.

Hudon-Barbeau a été d'abord reconnu coupable dans cette affaire avant d'être acquitté par la Cour d'appel en 2012. Il poursuit d'ailleurs l'État pour 25 millions pour cet emprisonnement qu'il qualifie «d'injustifié».

«Lorsqu'il est sorti, il était dans un état fragile qui aurait dû être traité. Il a souffert d'un choc post-traumatique et d'un délire de persécution», a dit Me Cloutier.

Peu après sa libération, deux meurtres et trois tentatives de meurtre ont été commis en quelques semaines dans les Laurentides à l'automne 2012.

À la suite d'une enquête de la Sûreté du Québec, Hudon-Barbeau et un certain Ryan Wolfson, 44 ans, ont été arrêtés relativement à cette série de crimes pour laquelle l'homme de 39 ans est également en attente de procès.

Hudon-Barbeau a déjà été considéré par la police comme une relation des Hells Angels qui aurait pu gravir les échelons de l'organisation, mais il n'y aurait plus de liens entre lui et le groupe de motards aujourd'hui.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer