Chiheb Esseghaier est apte à être condamné, conclut un psychiatre

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Chiheb Esseghaier

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Diana Mehta
La Presse Canadienne
Toronto

Chiheb Esseghaier, qui avait comploté pour faire dérailler un train de VIA Rail entre New York et Toronto, souffre probablement de maladie mentale, mais il peut être condamné pour son crime, conclut un psychiatre appelé par le tribunal à l'examiner, après les verdicts de culpabilité prononcés contre lui.

Le docteur Philip Klassen est le deuxième psychiatre à évaluer l'état mental de Chiheb Esseghaier, qui a été reconnu coupable en mars, comme son coaccusé Raed Jaser, de complot pour commettre un attentat terroriste meurtrier, notamment. Ce seul crime est déjà passible de la prison à vie. Les deux hommes attendent toujours de connaître leur peine.

Lors de la plus récente audience, en juillet à Toronto, le juge Michael Code avait accepté de demander une deuxième expertise psychiatrique pour Chiheb Esseghaier, après avoir convenu qu'une première évaluation comportait «de graves lacunes». La docteure Lisa Ramshaw avait plus tôt estimé que l'homme était inapte à participer aux audiences pour la détermination de sa peine, parce qu'il souffrait vraisemblablement de schizophrénie.

Son collègue Klassen a lui aussi soutenu dans son témoignage, mercredi, que Chiheb Esseghaier est probablement schizophrène, mais il estime tout de même que celui-ci comprend la nature des procédures judiciaires et qu'il peut donc être sanctionné par une peine.

Le psychiatre a admis qu'il avait procédé à l'évaluation psychiatrique de Chiheb Esseghaier sans le rencontrer, puisque celui-ci a refusé de le voir. Il a donc établi ses conclusions sur la base des documents judiciaires, de transcriptions d'entrevues et de précédentes évaluations psychiatriques.

Chiheb Esseghaier, qui refuse d'être représenté par un avocat, est un musulman profondément croyant qui répète depuis le début du procès qu'il ne veut être jugé qu'en vertu des préceptes du Coran. C'est la docteure Ramshaw qui a évoqué au procès son état mental; M. Esseghaier, lui, soutient que ces diagnostics de maladie mentale ne sont que purs mensonges.

Au moment de son arrestation, en avril 2013, le ressortissant tunisien était doctorant à l'UQAM. Il travaillait et étudiait alors à l'Institut national de la recherche scientifique à Varennes, en Montérégie.

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