Richard Henry Bain demande d'être libéré sous caution pour préparer sa défense

Richard Henry Bain (à droite)... (Image Archives La Presse)

Agrandir

Richard Henry Bain (à droite)

Image Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MONTRÉAL) L'auteur présumé de l'attentat du Métropolis, Richard Bain, veut être libéré en attendant son procès. L'accusé qui se représente lui-même dans ce dossier était en cour vendredi matin pour faire entendre sa requête et s'est refusé à demander une ordonnance de non-publication sur la divulgation de la preuve, malgré l'insistance du juge.

Au cours de la matinée, l'enquêteur de la Surété du Québec Patrick Berthelot a détaillé la preuve contre Bain qui est notamment accusé du meurtre avec préméditation et de tentatives de meurtre. Au cours de cette fusillade commis lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012, au Métropolis, où étaient rassemblés des militants du Parti québécois pour assister au discours de la première ministre élue Pauline Marois, le technicien Denis Blanchette a perdu la vie et David Courage avait été blessé.

L'enquêteur a notamment présenté diverses vidéos afin d'établir les faits et gestes de l'accusé le soir du drame. On apprend que Richard Bain s'est présenté à l'hôpital Victoria pour visiter sa belle-soeur en fin d'après-midi le 4 septembre. Au moment de partir vers 18h30, il aurait demandé où se trouvait le Métropolis.

Selon les caméras de surveillance, des bâtiments voisins du Métropolis, Bain s'est ensuite dirigé vers un espace de stationnement derrière la salle de spectacle. Vers 23h40, on le voit sortir de la voiture portant une robe de chambre bleue, une cagoule et un sac noir. Selon l'enquêteur il était armé.

L'accusé a d'ailleurs été arrêté avec deux armes sur lui, une carabine de type CZ à gros calibre et une arme de poing, un 9 MM. Si Bain possédait les permis pour ces armes à feu, le chargeur de la carabine avait été modifié pour y placer 30 balles. Normalement le chargeur de ce type de fusil peut contenir 5 balles. L'arme de Bain contenait 26 balles.

Selon un expert cité par l'enquêteur, la modification du chargeur démontre que le geste était prémédité et délibéré.

Bain aurait fait feu une seule fois avec sa carabine. La balle a traversé la poitrine de Denis Blanchette avant de se loger dans la fesse de Dave Courage.

Bain aurait également tenté de tirer un coup de feu en direction d'un policier avec son 9 mm en appuyant sur la détente, mais aucune balle n'est partie.

D'autres armes à feu ont été retrouvées dans la voiture de Bain ainsi qu'à son chalet à La Conception.

À trois reprises avant que la Couronne ne fasse entendre son témoin, le juge a demandé à l'accusé s'ils souhaitaient que la preuve soit frappé d'un interdit de publication dans les médias afin qu'il ait à un droit à un procès juste et équitable.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer