Tartamella ne pouvait plus discerner le mal, dit une psychiatre

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Photo de François Tartamella et d'Emmanuelle Phaneuf, prise lors de la fête d'anniversaire de M. Tartamella, chez sa mère, Vita Fontana, au mois d'août 2011.

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Lorsqu'il a poignardé à mort son ex-conjointe et la fille de cette dernière, François Tartamella aurait souffert d'un trouble mental qui l'aurait empêché de discerner le bien du mal, selon la psychiatre Marie-Frédérique Allard.

«Monsieur était incapable de juger la nature et la qualité de ses actes, à savoir que les actes étaient mauvais», a affirmé l'experte qui témoignait au procès de Tartamella au palais de justice de Longueuil, hier.

La psychiatre a présenté les conclusions de l'évaluation psychiatrique de l'accusé qu'elle a réalisée pour la défense au terme de quatre entretiens, d'une durée totale de 13 heures.

«Voix intérieure»

Selon elle, François Tartamella aurait souffert de dissociation pendant qu'il poignardait Emmanuelle Phaneuf, 31 ans, et Laurie, 13 ans. «Il n'entend pas de son pendant son geste, la voix lui parle, mais il n'est pas capable de l'arrêter», a-t-elle dit.

Cette semaine, l'accusé avait déjà déclaré lors de son témoignage qu'une «voix intérieure» l'aurait incité à poignarder ses deux victimes.

La psychiatre a dépeint un homme particulièrement anxieux qui était convaincu que sa conjointe voulait lui faire perdre la garde de ses fils, alors âgés de 1 et 3 ans.

Une semaine avant le drame, François Tartamella avait perdu son emploi et reçu des documents judiciaires d'un huissier dans lesquels la victime lui offrait d'avoir ses fils seulement 72 jours par année.

À partir de ce moment, il aurait fait plusieurs attaques de panique et pensé au suicide. «Il croyait qu'il ne verrait plus ses garçons», a affirmé la Dre Allard. Il avait de la difficulté à dormir, faisait des cauchemars, mangeait peu et était distrait.

Le matin du 4 novembre 2011, il aurait pris un couteau avec l'idée de se suicider. Mais sa voix lui aurait plutôt ordonné de s'en prendre à Laurie. Emmanuelle aurait été poignardée après sa fille.

Stress post-traumatique

L'attaque aurait provoqué chez l'accusé un syndrome de stress post-traumatique, ce qui expliquerait qu'il ne se souvient du matin du drame que par petites bribes ou flash-back. «Il s'est autotraumatisé», a expliqué la Dre Allard.

Lors du premier entretien de la psychiatre avec François Tartamella, en décembre 2012, soit un peu plus d'un an après le drame, l'accusé était très anxieux et pleurait constamment. La dispute entourant la garde des enfants avec son ex-conjointe revenait régulièrement dans son discours. «Il présentait des éléments paranoïdes», a indiqué la psychiatre. Il croyait notamment que les gardiens de prison voulaient le pousser à se suicider.

La Dre Allard poursuivra son témoignage aujourd'hui. La Couronne compte faire témoigner le psychiatre Sylvain Faucher en contre-preuve.

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