Un fabricant de bombes allégué libéré, mais encadré

L'avocate de l'accusé, Valérie Rivest... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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L'avocate de l'accusé, Valérie Rivest

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Jugeant que la situation a changé et qu'il sera maintenant bien encadré, le juge Robert Marchi a accepté, mercredi, matin, de remettre en liberté Jordi Antunes Barros, ce jeune homme qui aurait  fabriqué 19 bombes tuyaux dans la maison de ses parents.

«J'aurais refusé s'il s'était trouvé dans la même situation», a noté le juge, avant de dire que la famille du garçon est désormais alertée. 

Le 17 mai dernier, José Antunes, père du jeune homme, a appelé la police après avoir découvert dans le garage des sacs contenant des objets s'apparentant à des bombes, ainsi que des armes. Les policiers et pompiers, avec l'aide d'un robot, on désamorcé 19 bombes tuyaux, potentiellement mortelles. Celles-ci étaient remplies de poudre, de vis, et de petits plombs. L'opération a pris une vingtaine d'heures et a nécessité l'évacuation d'une cinquantaine de maisons des alentours, dans le quartier Ahuntsic.

Barros a été cueilli par la police le même jour, à son travail, dans une épicerie. Il a été accusé de possession et et fabrication de substances explosives et incendiaires dans un but dangereux. Il a été envoyé en évaluation psychiatrique à l'Institut Philippe-Pinel, qui a conclu qu'il était apte à être jugé. Le jeune homme a subi son enquête sous cautionnement lundi dernier. La procureure de la Couronne Lucie Martineau s'opposait à cette remise en liberté au nom de la sécurité du public. Barros, qui pourrait souffrir du syndrome d'Asperger, est suivi depuis l'âge de trois ans, et il a fait une tentative de suicide l'an dernier.

Passé trouble  

Le juge Marchi note que le jeune homme a un passé psychologique trouble et relève que malgré la panoplie d'experts qui se sont penchés sur son cas, ces derniers n'identifient pas de façon précise le problème de l'accusé. Depuis les événements, son père a laissé son travail et se dit prêt à encadrer son fils.

Barros est étudiant au Cegep et travaillait dans une épicerie. Il voudrait reprendre ses études, mais ne compte pas travailler pour l'instant.

Au terme de sa réflexion, le juge a décidé de remettre l'accusé en liberté en lui imposant des conditions strictes. Il devra être dans la maison de ses parents 24 heures sur 24, et ne pourra sortir que s'il est accompagné par son père, sa mère ou sa soeur.

Il ne pourra avoir accès à Internet, et à un téléphone intelligent. Il devra voir sa psychologue, et consulter un psychiatre et un neuropsychologue.




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