Une autre peine de prison à vie demandée pour les tueurs du Flawnego

Le drame est survenu le 18 mars 2010,... (Photo: Alain Roberge, archives La Presse)

Agrandir

Le drame est survenu le 18 mars 2010, dans la boutique Flawnego, située au 240 rue Saint-Jacques ouest, dans le Vieux-Montréal.

Photo: Alain Roberge, archives La Presse

Déjà condamnés à la prison à vie pour les deux meurtres qu'ils ont commis à la boutique Flawnego, le 18 mars 2010, les trois auteurs de la fusillade devraient écoper de la même peine pour les deux tentatives de meurtre commises en même temps.

C'est ce que la procureure de la Couronne Véronique Beauchamp a fait valoir, vendredi, lors des représentations sur la peine qui devrait échoir à Carey Isaac Regis, Terrel Lloyd Smith et Kyle Gabriel. Au terme d'un très long procès, les trois hommes ont été déclarés coupables par un jury, il y a quelques semaines, des deux meurtres et deux tentatives de meurtres survenus dans la boutique du Vieux-Montréal. La peine pour meurtre prémédité est automatique: la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Mais celle pour tentative de meurtre n'est pas automatique. Elle peut osciller entre quatre ans s'il y a eu usage d'arme à feu, et la prison à vie. C'est cette dernière option que Me Beauchamp propose.  Elle n'a trouvé aucune circonstance atténuante. Si les deux victimes ne sont pas mortes, c'est simplement par chance, puisqu'elles ont été atteintes de plusieurs balles, comme celles qui sont décédées.

Changé sa vie

Alain Gagnon, 35 ans, un apprenti électricien qui effectuait des travaux dans la boutique lorsque la fusillade a éclaté, s'est couché par terre et a tenté de se protéger avec ses bras. Un des tueurs s'est approché très près de lui, et lui a tiré deux fois en plein visage. Il ne peut plus exercer son métier, garde une paralysie faciale, doit encore subir des interventions chirurgicales à la bouche, a perdu une partie de sa vision d'un oeil. La liste de ses séquelles physiques et psychologiques est longue. À cela s'ajoutent les séquelles financières.  Il venait de s'acheter une maison lorsque la tragédie est arrivée, et il cheminait pour obtenir ses cartes d'électricien. Aujourd'hui, il n'est plus en mesure d'exercer son métier, et tente d'éviter la faillite. «Tous mes espoirs et mes projets sont allés dans le néant le 18 mars 2010», a-t-il écrit dans une lettre adressée à la juge. 

La juge Carol Cohen rendra sa décision le 30 mai. Cette peine est un peu accessoire puisqu'elle n'ajoutera pas de temps à l'autre peine. Elle sera purgée de façon concurrente.

Il est à noter que Smith, Gabriel et Regis ont l'intention d'en appeler du verdict rendu par le jury. Lors de l'audience, vendredi, alors que tout le monde se levait pour l'entrée de la juge et sa sortie, comme c'est l'usage, ils sont résolument restés assis dans le box des accusés.

Rappelons que deux hommes déguisés et armés étaient entrés dans la boutique Flawnego un peu après 13h30, le 18 mars 2010, et avaient fait feu sur ceux qui s'y trouvaient. Le caïd Ducarme Joseph, qui aurait été la cible de cet attentat croit la police, s'en est tiré sans blessure. Son oncle, Jean Gaston, est mort, de même que son garde du corps, Peter Christopoulos. Son chauffeur, Frédéric Louis a été blessé, mais a survécu, tout comme l'électricien Gagnon.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer