Des manifestants contre le Plan Nord plaident coupable

Quatre policiers et deux manifestants avaient été blessés... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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Quatre policiers et deux manifestants avaient été blessés lors de cette manifestation contre le salon du Plan Nord du 20 avril.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

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Quatre étudiants qui avaient participé à la violente manifestation contre le Plan Nord, le 20 avril 2012, ont plaidé coupable à différentes accusations et ont obtenu des absolutions assorties de dons à faire, ce matin au palais de justice de Montréal. L'un d'entre eux devra payer 400 $ à une banque.

Jean-Luc Déziel, un étudiant en physique, et Nicolas Redmond, qui termine un cours de technologue, ont plaidé coupable à une accusation d'attroupement illégal. Ils ont obtenu une absolution inconditionnelle et devront faire chacun un don de 300 $ à des organismes, dont Équiterre.

Le cas de Bryan Hamel-Archambault était plus sérieux, car il avait lancé une poubelle de métal sur un policier. L'homme de 25 ans, qui étudie en sciences politiques, a plaidé coupable à des accusations d'attroupement illégal et voie de fait armée. La Couronne et la défense proposaient une absolution conditionnelle avec 50 heures de travaux communautaires. Estimant que ce n'était pas suffisant, le juge Pierre Labelle a haussé le nombre d'heures de travaux communautaires à 125.

À la banque

Olivier Côté-Thibault, un étudiant en urbanisme âgé de 21 ans, devra pour sa part faire un don de 400 $ à la Banque Laurentienne de la rue St-Jacques. Il a plaidé coupable à des accusations d'attroupement illégal et possession d'arme. L'arme était en fait un drapeau vert, monté sur un bâton de bambou. Le jeune homme avait ce drapeau en main lorsqu'il a été intercepté par les policiers, non loin de la banque, dont la vitrine était fracassée. Rien n'indique que c'est M. Côté-Thibault qui a fracassé la vitrine. «Même si ce n'est pas lui, il y a eu bris», a fait valoir la procureure de la Couronne Anik Archambault. 

Le juge Labelle, qui était surpris du destinataire du don (la banque), a finalement entériné la suggestion commune des avocats.

La manifestation du 20 avril contre le salon du Plan Nord, qui se tenait au Palais des congrès dans le centre-ville de Montréal, avait viré à l'émeute. On était en plein dans ce qui a été surnommé le «printemps érable.»

En résumant les faits au juge ce matin, Me Archambault a expliqué que La CLASSE avait invité les étudiants à aller manifester de 11 h à 17 h, sous les slogans : : «Le 20 avril, annulons le Salon Plan Nord. » «Non à la gratuité minière.» «Oui à la gratuité scolaire.» Le point de rassemblement était le parc Émilie-Gamelin. Aucun trajet n'avait été remis aux autorités. Les manifestants se sont séparés en plusieurs groupes. Il y a eu du grabuge en différents endroits. Des objets avaient été lancés. Quatre policiers et deux manifestants avaient été blessés. Six véhicules avaient été vandalisés. Les policiers avaient arrêté 19 personnes, dont deux mineurs.

Depuis, deux des accusés ont été acquittés. La plupart des autres ont plaidé coupable et ont obtenu des absolutions conditionnelles ou inconditionnelles. Les cinq derniers accusés doivent revenir devant la Cour le 31 mars.

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