Twitter dans la salle d'audience: une juge d'Ottawa dit oui

Cette décision survient au lendemain de l'entrée en... (Photo Phil McCarten, archives Reuters)

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Cette décision survient au lendemain de l'entrée en vigueur de l'interdiction d'envoyer des courriels, des gazouillis ou des messages texte dans les tribunaux au Québec sans le consentement d'un juge.

Photo Phil McCarten, archives Reuters

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Terry Pedwell
La Presse Canadienne
Ottawa

Les journalistes pourront utiliser Twitter afin de relater ce qui se déroule dans la salle d'audience du palais de justice d'Ottawa où se tient le procès de trois adolescentes qui auraient eu recours aux médias sociaux pour exploiter un réseau de prostitution juvénile, a tranché la juge.

Cette décision survient au lendemain de l'entrée en vigueur de l'interdiction d'envoyer des courriels, des gazouillis ou des messages texte dans les tribunaux au Québec sans le consentement d'un juge. Les nouvelles lignes de conduite québécoises permettent néanmoins aux avocats et aux journalistes de prendre des notes sur leurs appareils électroniques.

Du côté de l'Ontario, la juge Diane Lahaie a affirmé mardi qu'elle préciserait les motifs de sa décision ultérieurement, mais a demandé aux journalistes qui couvrent le procès de fournir leur nom, le média qu'ils représentent et les raisons pour lesquelles ils souhaitent avoir recours au microblogue.

La magistrate a également exigé des reporters qu'ils signent des documents dans lesquels sont détaillées des restrictions sur le type de contenu pouvant être transmis sur le réseau social.

Les trois adolescentes d'Ottawa sont accusées d'avoir utilisé Facebook et d'autres médias sociaux pour attirer de jeunes femmes dans une résidence du sud-ouest d'Ottawa. Une fois sur les lieux, les présumées victimes étaient contraintes à se prostituer.

Les accusées - deux étaient âgées de 15 ans et l'autre de 16 ans au moment où les faits allégués se seraient produits - ont plaidé non coupables à des dizaines de chefs d'accusation, dont trafic de personnes, agression sexuelle et enlèvement.

Les accusées et neuf victimes présumées - âgées de 13 à 17 ans - ne peuvent être identifiées en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants. Si les accusées sont reconnues coupables, la Couronne compte demander des peines pour adultes.

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