D'autres victimes d'un cyberprédateur montréalais recherchées

Philippe Truchon est âgé de 37 ans.... (Photo fournie par le SPVM)

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Philippe Truchon est âgé de 37 ans.

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Un homme qui avait leurré un nombre effarant d'adolescentes sur l'Internet - 286 jeunes victimes un peu partout au Québec en cinq mois à peine - n'aurait pas eu sa leçon après avoir purgé une peine de deux ans de prison. Philippe Truchon, 37 ans, a été arrêté à nouveau le mois dernier pour des crimes semblables.

Cette fois-ci, Truchon est soupçonné d'avoir leurré au moins cinq nouvelles victimes -des adolescentes âgées de 14 à 17 ans.


L'unité Exploitation sexuelle, volet pornographie juvénile et leurre de la Section des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal, qui a mené l'enquête, croit que le récidiviste de 37 ans pourrait avoir fait beaucoup plus de victimes.

Il aurait leurré des jeunes filles de plusieurs régions du Québec, soit à Montréal, Mascouche, Terrebonne, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Jérôme, Saint-Constant et Longueuil.

Truchon a été accusé de leurre d'enfant, d'avoir proféré des menaces de mort et de harcèlement criminel au palais de justice de Montréal le 1er juin dernier. Il est détenu en attente de son procès.

L'accusé utilisait deux pseudonymes sur la plateforme Facebook pour entrer en contact avec ses victimes, soit Phil Lawrie et Phil Leroy. Il communiquait aussi avec ses victimes à l'aide de différents numéros de téléphone cellulaire : 438-345-0393 et 514-416-9850.

Truchon aurait fait croire à ses victimes qu'il était un propriétaire de boutique de vêtements et/ou d'un bar et leur offrait un emploi comme mannequin ou barmaid.

En 2011, la juge Isabelle Rheault lui avait imposé une peine de deux ans de prison alors que la poursuite suggérait une peine plus sévère de cinq ans. À l'époque, la juge Rheault s'était basée sur l'évaluation d'un psychiatre qui avait conclu que Truchon représentait un risque de récidive « modéré ».


Arrêté en 2008, Truchon abordait ses victimes par le réseau social Facebook et MSN. Dans un langage cru, il invitait ses victimes à se dénuder et les menaçait. C'est le tuteur d'une des nombreuses victimes qui l'avait dénoncé à la police. À l'époque, alors qu'il avait été libéré en attendant son procès, Truchon s'était rapidement lancé dans le proxénétisme à Montréal. Arrêté à nouveau pour proxénétisme, il avait plaidé coupable et avait écopé 18 mois de prison.

Le SPVM invite toute personne qui aurait été victime ou qui connaît quelqu'un qui aurait pu être victime de Philippe Truchon à se rendre au poste de police de son quartier ou à communiquer avec le 9-1-1 afin de déposer une plainte officielle.




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