Un Québécois abattu d'une balle à la nuque sur sa propriété en Équateur

La mort d'Yvan Dionne, en Équateur, serait suspecte.... (Photo fournie par la famille)

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La mort d'Yvan Dionne, en Équateur, serait suspecte.

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La Presse Canadienne

La famille d'un Québécois retrouvé sans vie sur sa propriété en Équateur affirme en savoir peu sur les circonstances nébuleuses de sa mort.

Yvan Dionne a reçu une balle dans la nuque alors qu'il se trouvait sur sa plantation de cacao et de café située dans une région rurale, à environ 200 kilomètres de Quito, la capitale du pays.

La belle-soeur de M. Dionne, Denise Lavoie, a indiqué que le meurtre se serait produit entre vendredi soir et samedi matin.

L'homme âgé de 56 ans était originaire de Rimouski.

«Selon les derniers détails, (...) des voleurs se sont introduits sur la ferme, et je ne sais pas comment ça s'est passé exactement, mais ces voleurs-là l'ont tiré. Il est décédé d'une balle à la nuque», a affirmé Mme Lavoie, qui est mariée à Gilles Dionne, frère plus âgé de Yvan Dionne.

Mme Lavoie a indiqué qu'il a été retrouvé par sa conjointe au bord de la rivière qui traverse sa ferme.

«On parle de vol, mais que voulaient-ils voler? On ne le sait pas», a-t-elle confié en entrevue téléphonique depuis Rimouski.

François Lasalle, porte-parole d'Affaires mondiales Canada, a indiqué par courriel que les responsables consulaires à l'ambassade canadienne à Quito tentaient de recueillir de l'information au sujet de la mort de M. Dionne et offraient de l'aide à la famille.

«Nos pensées vont à la famille et aux amis du citoyen canadien ayant perdu la vie en Équateur», a écrit M. Lasalle, ajoutant ne pas pouvoir donner plus de détails pour des raisons de protection de la vie privée.

Yvan Dionne, natif de Rimouski, voyageait et faisait du travail humanitaire depuis de nombreuses années en Afrique et en Amérique du Sud, mais avait élu domicile en Équateur depuis près de 20 ans.

«Il est parti à l'âge de 22 ou 23 ans en coopération internationale pour le Centre d'études et de coopération internationale (CECI), a relaté Mme Lavoie. La première fois qu'il est parti, il est allé en Afrique, et il a fait différents pays en coopération internationale avant de revenir à Rimouski faire son baccalauréat en développement régional.»

Mme Lavoie, qui connaissait Yvan Dionne depuis sa naissance, a indiqué que celui-ci avait vécu dans la capitale avant de déménager sur la plantation qu'il avait acquise il y a environ sept ans.

La plantation avait commencé récemment à porter ses fruits, et Mme Lavoie a affirmé que son conjoint et elle-même planifiaient se rendre en Équateur pour l'aider dans ses récoltes.

Yvan Dionne n'a jamais peur pour sa sécurité, selon Mme Lavoie, disant s'être simplement fait dire qu'il y avait beaucoup de corruption et des tensions entre les riches et les pauvres.

«C'est un pacifique, Yvan. C'est quelqu'un qui était aidant, collaborateur, sensible aux êtres humains, il aidait beaucoup les gens, comme les gens un peu démunis qui étaient sur sa ferme», a-t-elle fait valoir.

Selon Denise Lavoie, les deux enfants adultes du quinquagénaire sont en route pour l'Équateur afin d'être aux côtés de leur mère. Les deux enfants et des amis doivent se réunir pour des funérailles prévues mercredi en Équateur.

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