Confinement à Wilfrid-Laurier: l'accusé qualifie son geste de stupide

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Le campus de l'université avait fait l'objet de mesures de confinement, dès 6 h, vendredi dernier; les étudiants et les employés avaient été avertis de rester à la maison.

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La Presse Canadienne
Londres

Un homme de Londres, en Angleterre, accusé d'avoir proféré des menaces envers l'Université Wilfrid-Laurier, en Ontario, a affirmé qu'il avait fait ces commentaires de manière humoristique et qu'il ne s'attendait jamais à ce que quelqu'un prenne les menaces au sérieux.

Dans une entrevue avec CTV News, un homme de 22 ans, que le réseau identifie comme étant Daniel Ransem, s'est excusé auprès de l'institution pour l'angoisse qu'il a causée.

Ransem, qui a été accusé de communications malveillantes, a précisé que sa publication était une «plaisanterie courante» sur le forum 4chan et qu'il n'avait aucune mauvaise intention.

Il a été relâché sous caution et doit retourner en cour au mois de janvier.

La loi du Royaume-Uni sur les communications malveillantes fait en sorte qu'il est illégal de proférer des menaces avec l'intention de causer de la détresse ou de l'anxiété.

La publication, qui a initialement été repérée par les autorités américaines, a entraîné des mesures de confinement sur le campus de l'université située à Waterloo, en Ontario, pendant près de six heures, vendredi.

La police de Waterloo a comparé la menace à un avertissement publié avant une fusillade survenue dans un collège de l'Oregon, plus tôt ce mois-ci. Cette dernière a fait dix morts, dont le tireur.

Une photo partagée sur Twitter montrait une grenouille tenant un fusil et il était écrit: «N'allez pas au département des sciences de Laurier demain. Une autre publication de l'événement sera publiée dans la matinée.»

Sur la publication qui a précédé la fusillade en Oregon, on pouvait lire: «N'allez pas à l'école si vous êtes dans le Nord-Est. Une autre publication de l'événement sera publiée demain matin.»

Ransem a dit ne pas avoir réalisé que les autorités prenaient ce genre de publications au sérieux.

«J'ignorais certaines réalités comme le fait qu'il y avait un certain degré de paranoïa de l'autre côté de l'océan, a-t-il dit.

«Je savais qu'il y avait beaucoup de fusillades, mais je ne savais pas que la paranoïa était telle que j'allais être arrêté ici, dans mon pays. Aussitôt qu'on m'a repéré dans un autre pays, je ne sais pas comment on a pu considérer cela comme une menace crédible.

Il a ajouté que c'était une «décision stupide» et qu'il croyait être protégé par la loi sur la liberté d'expression.

«Du plus profond de mon coeur, je suis très, très désolé. Je ne voulais pas que l'université soit mise en confinement. Je ne suis pas un mauvais gars, dix minutes avec moi et vous allez réaliser que je suis aussi dangereux qu'une souris.»

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