Démantèlement d'un laboratoire de fentanyl: perquisition à Montréal-Nord

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Le fentanyl est un opioïde 40 fois plus puissant que l'héroïne et 50 à 100 fois plus puissant que la morphine.

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Le Service de Police de la Ville de Montréal effectue dimanche une nouvelle perquisition reliée à l'homme de 41 ans qui a été arrêté vendredi lors d'une opération de démantèlement d'un laboratoire clandestin fabriquant du fentanyl, une drogue responsable de plusieurs surdoses mortelles partout au pays.

Les policiers du SPVM s'intéressaient dimanche matin à ce qui semble être un commerce désaffecté, à l'angle des rues Monselet et Leblanc dans l'arrondissement de Montréal-Nord. «Il s'agit d'un endroit fréquenté par le suspect, Éric Tremblay», a indiqué le porte-parole du service de police, Manuel Couture.

La veille, la résidence du suspect située dans le secteur de Fabreville à Laval avait été perquisitionnée. Le démantèlement du laboratoire qui se trouvait dans un entrepôt de la rue Lajoie à Dorval s'est poursuivi jusqu'en fin de journée, samedi.

Éric Tremblay, 41 ans, a comparu au palais de justice de Montréal samedi et a été accusé notamment de production et de possession de drogue.

Vague de surdoses partout au pays

Le fentanyl est un opioïde 40 fois plus puissant que l'héroïne et 50 à 100 fois plus puissant que la morphine. Des vagues de surdoses au fentanyl sont survenues partout au Canada et la situation est particulièrement préoccupante depuis 2013.

En mai dernier, au moins cinq cas d'intoxications ont été signalés à la Direction de santé publique de Montréal. Au moins trois personnes en sont mortes. Chaque fois, la drogue avait été injectée par voie intraveineuse.

La Direction de santé publique de la Capitale-Nationale, à son tour, a lancé un appel à la vigilance, en juillet, en raison de comprimés bleus contrefaits contenant du fentanyl dans la Ville de Québec. Au moins 11 surdoses, dont trois fatales, ont été répertoriées.

Le comprimé bleu surnommé «la petite bleue» est parfois vendu sous le nom d'oxycodone. Bien souvent, les consommateurs ignorent que le produit qu'ils ont acheté dans la rue a été coupé avec ce puissant opioïde.

L'été dernier, au moins 15 personnes sont mortes de surdoses après avoir consommé des drogues contenant du fentanyl, à Montréal.

Un peu partout au Canada, les autorités mettent en garde les consommateurs des dangers liés de cette drogue.

La province de l'Alberta semble être la province la plus sévèrement touchée par cette vague de surdoses avec 145 morts impliquant le fentanyl jusqu'à présent en 2015, selon les données du Bureau du médecin légiste en chef de l'Alberta.

Vancouver a récemment été aux prises avec un lot d'héroïne coupée au fentanyl qui a entraîné au moins 16 surdoses pour la seule journée du 9 août. Depuis le début de l'année, la Colombie-Britannique compte une soixantaine de décès liés à la substance.

Quelques chiffres

Selon le Service d'analyse des drogues de Santé Canada, le nombre de saisies de fentanyl (détournement d'ordonnances et production illicite) est passé de 29 en 2009 à 894, en 2014.

De 2009 à 2014, des analyses toxicologiques ont révélé la présence de fentanyl chez au moins 1019 personnes ayant succombé à une surdose de drogue, au Canada. Plus de la moitié de ces décès sont survenus au cours des deux dernières années (2013 et 2014), selon le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies.

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