Abitibi-Témiscamingue: les neuf mineurs ont été évacués

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La Presse Canadienne
Preissac

Les neuf travailleurs coincés sous terre à l'intérieur de la mine Westwood d'Iamgold à Preissac, en Abitibi-Témiscamingue, ont tous été évacués et ils sont sains et saufs.

Après près de 18 heures coincées sous la terre, les mineurs ont été rescapés mardi vers 21h30 par les équipes de secours, a confirmé le directeur de la mine, Sylvain Lehoux.

Les mineurs évacués sont épuisés, a indiqué M. Lehoux, qui a ajouté qu'ils avaient pu parler aux membres de leur famille.

Les travaux ont été longs et pénibles, selon le représentant syndical des Métallos dans la région, Marc Thibodeau. La machine supposée creuser un tunnel jusqu'aux mineurs a subi un bris mécanique alors qu'elle était à une dizaine de mètres des neufs employés, a-t-il indiqué.

Selon M. Thibodeau, les mineurs avaient un «bon moral» à leur sortie sur la terre ferme. Ils étaient cependant «affamés», alors qu'ils n'avaient pas accès à de la nourriture dans la mine.

L'accès à la mine a été bloqué à la suite d'un événement sismique. Un déplacement d'une masse rocheuse est survenu en raison d'un événement sismique, a indiqué le dirigeant de la mine.

L'étage 104, où est survenu l'incident, est un nouveau secteur en développement établi sur la faille de Cadillac. Ce genre d'événement sismique se produit de «temps en temps», selon M. Lehoux.

Un employé avait pu être évacué de la mine vers 13 heures, alors qu'il se trouvait dans une portion plus rapprochée de l'entrée.

Le directeur de la mine et le représentant des Métallos ont fourni des versions opposées sur l'état de santé du premier mineur évacué.

Ainsi, alors que le syndicat Métallos soutient que l'employé évacué en après-midi souffrait d'un choc post-traumatique, le directeur de la mine a juré que l'individu était calme, avait un bon état psychologique et qu'il était à être évalué.

Le représentant syndical des Métallos dans la région affirme que l'événement que les neuf mineurs ont vécu a tout le potentiel pour être «traumatisant».

«Après l'effondrement, ça a craqué pendant deux heures de temps. Le terrain travaillait et c'était comme des explosions. Lorsqu'on est pris et que ça continue à craquer, on a peur qu'il y ait d'autres effondrements et que ça tombe. C'est épeurant», a soutenu Marc Thibodeau.

Selon le directeur de la mine, l'installation de nouvelles technologies, en cours depuis un an, devrait aider à mesurer l'activité sismique et permettre de prévenir que des mineurs soient à nouveau captifs.

«Ce n'est pas normal qu'il y ait des événements comme ça. On veut prévenir ça», a affirmé M. Lehoux.

Le représentant régional du Syndicat des Métallos, Marc Thibodeau, s'est dit inquiet puisqu'il s'agit du deuxième incident du genre à survenir au même endroit en quatre mois.

Le 22 janvier, quatre hommes s'étaient retrouvés coincés sous terre dans la même mine d'or, située entre Val-d'Or et Rouyn-Noranda.

«Le premier coup, c'était quatre personnes. Là, ce sont neuf personnes. On a été chanceux les deux fois. On est inquiet. Côté syndical, on est inquiet. On ne peut pas tolérer une situation comme ça et mettre notre monde à risque. On est proche d'une fatalité», a commenté M. Thibodeau.

L'entreprise a avisé la Commission de la santé et de la sécurité du travail, qui enquête sur l'incident.

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