Déraillement d'un train de marchandises au nord de Sept-Îles

Des sources avancent que le déraillement a été... (PHOTO ALEXANDRE CANTIN, JOURNALISTE À TVA, TIRÉE DE TWITTER)

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Des sources avancent que le déraillement a été causé par un glissement de terrain ayant déplacé la voie ferrée.

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Un train de marchandises a déraillé jeudi matin, près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, entraînant un déversement de diesel dans la rivière Moisie. Le conducteur du train est porté disparu.

«Les wagons du train étaient vides. Le train était parti de Sept-Île et remontait vers le nord», a expliqué Claudine Gagnon, porte-parole de Rio Tinto.

Le convoi qui a déraillé à une vingtaine de kilomètres de son point de départ appartient à la compagnie de chemin de fer QNS&L, détenue par la minière Iron Ore du Canada (IOC), propriété de Rio Tinto.

«On ne connaît pas encore la cause, mais les premières informations nous laissent croire qu'un glissement de terrain aurait causé le déraillement du train», a ajouté Mme Gagnon.

La tête du train a plongé dans la rivière Moisie. Une des deux locomotives a été retrouvée sous l'eau. Vers 14 heures jeudi, le conducteur du train était toujours porté disparu et la deuxième locomotive était toujours submergée.

«Notre priorité est de retrouver notre employé, a affirmé Mme Gagnon. Mais le site n'est pas facile d'accès, le sol est encore très instable.»

Les plongeurs de la Sûreté du Québec sont en route vers le lieu du déraillement et pourront commencer les recherches lorsque le périmètre sera sécurisé.

Urgence environnementale

La locomotive immergée contenait 17 000 litres de diesel qui s'écoule toujours dans la rivière où l'on trouve des saumons.

«On a constaté une fine couche argentée de 20 kilomètres sur la rivière qui démontre la présence de diesel», a expliqué Frédéric Fournier, porte-parole de la direction régionale de la Côte-Nord du Centre de contrôle environnemental du Québec du ministère de l'Environnement qui a survolé le secteur en hélicoptère afin de déterminer l'ampleur du déversement.

Le site est accessible seulement par bateau et hélicoptère. Des estacades ont été envoyées sur les lieux pour limiter la dispersion des hydrocarbures. Elles seront installées dans les prochaines heures aux abords du lieu de l'accident ainsi qu'à 12 kilomètres en aval. Des absorbants seront aussi utilisés tout au long de la rivière dans les secteurs accessibles.

«Il y aura aussi des efforts pour arrêter l'écoulement à la source », ajoute M. Fournier.

L'urgence a été évaluée de catégorie 2 (sur trois) puisque ce déversement n'est toujours pas sous contrôle, que la locomotive fuit toujours et que les impacts sur la rivière sont potentiellement majeurs.

Le Bureau de la sécurité des Transports du Canada (BST) a ouvert une enquête et a dépêché une équipe sur place.

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