Un signaleur perd la vie au Grand Prix

Un signaleur bénévole de 38 ans est mort... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Un signaleur bénévole de 38 ans est mort écrasé par les roues d'une grue portant une Formule 1, quelques minutes après la course, dimanche.

Photo: Bernard Brault, La Presse

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(Montréal) Un signaleur bénévole qui travaillait pour le Grand Prix du Canada depuis une décennie a été tué, dimanche, à la suite d'un accident.

L'homme de 38 ans a été écrasé par une grue qui remorquait une voiture de Formule 1 accidentée, alors qu'il se déplaçait à ses côtés, selon des témoins.

L'accident est survenu «trois minutes après la fin du Grand Prix [...], devant les loges Prestige», a raconté à La Presse l'homme d'affaires Alexandre Taillefer. «Il courait, est tombé et s'est fait passer dessus», a-t-il ajouté. «L'ouvrier ne bougeait plus. Le tracteur est passé deux fois sur lui [une fois avec chacune de ses roues].»

La victime a été héliportée à l'hôpital du Sacré-Coeur, où il a été admis en traumatologie. Il est toutefois mort quelques dizaines de minutes plus tard, vers 18h, selon l'établissement.

Son identité n'a pas été rendue publique.

L'accident s'est produit au moment où la grue s'affairait à déplacer la Sauber du pilote Esteban Gutierrez. Celui-ci a abandonné la course au 66e tour.

Horreur et incrédulité

Selon Alexandre Taillefer, les témoins de l'accident ont été saisis d'un sentiment d'horreur en voyant la victime écrasée par la petite grue. Sans oublier l'«incrédulité devant une telle inutilité... la course était terminée».

Le promoteur du Grand Prix, François Dumontier, était visiblement ébranlé par la tragédie. «C'est déplorable. Ça vient ternir le superbe week-end qu'on a vécu. Je suis dévasté d'apprendre ça, je n'ai pas d'autres mots», a-t-il affirmé, selon La Presse Canadienne.

Il s'est adressé aux médias aux côtés de Jacques Bouchard, médecin de piste.

Celui-ci a confirmé la version des faits relatée par Alexandre Taillefer. La victime a trébuché alors qu'elle veillait au bon déroulement du remorquage en compagnie de collègues. L'opérateur de la grue ne l'aurait pas vu tomber.

Sécurité remise en question

Sur les réseaux sociaux, des images d'un individu en habit orange, étendu sur le bitume du circuit, ont circulé en fin d'après-midi.

La Presse a aussi obtenu une photo prise quelques secondes à peine avant l'événement. On y voit quatre personnes accompagner la grue chargée, visiblement au pas de course.

Selon Alexandre Taillefer, plusieurs travailleurs du Grand Prix semblaient se presser partout sur le site, quitte à prendre des risques. Il a affirmé avoir notamment vu un monte-charge transportant des marchandises lourdes et instables à travers une foule.

«On dirait que les employés ont comme directive de se dépêcher, a-t-il déploré. La sécurité sur le site est un vrai problème.»

François Dumontier a cependant indiqué que c'était la première fois depuis l'inauguration du Grand Prix du Canada qu'un tel drame survenait.

La gestion des urgences médicales sur le circuit est gérée par une entreprise privée, a confirmé Urgences-santé. L'hélicoptère utilisé pour transporter la victime a été «affrété exclusivement pour le Grand Prix», a ajouté une porte-parole de l'hôpital du Sacré-Coeur, Josée-Michelle Simard.

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) devrait normalement ouvrir une enquête sur l'accident. La Commission n'a toutefois pas rappelé La Presse, dimanche.

L'hôpital du Sacré-Coeur a indiqué dans son communiqué que la famille ne commenterait pas l'événement.

- Avec La Presse Canadienne

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