Le fugitif américain arrêté à Montréal refuse de s'expliquer

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John Robert «Johnny» Boone

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Le fugitif américain arrêté à Montréal jeudi après une cavale de huit ans s'est enfermé dans un mutisme complet et a refusé d'expliquer aux autorités ce qu'il faisait au Québec. Il refuse aussi de parler des accusations de production de cannabis portées contre lui dans son Kentucky natal.

John Robert Boone, alias «Johnny Boone», a été arrêté par le SPVM à la demande de l'Agence des services frontaliers jeudi.

Installé confortablement dans l'aire commune du complexe Alexis-Nihon, en pleine frénésie des achats des Fêtes, l'homme de 73 ans aurait presque pu passer pour un Père-Noël de centre d'achats, jusqu'à ce que les policiers débarquent.

Son arrestation est le fruit d'une enquête de huit ans des US Marshals, la police fédérale américaine responsable de la traque des fugitifs. Ceux-ci ont obtenu de l'information sur la présence du fugitif dans la région de Montréal.

Les services frontaliers canadiens ont été avisés en septembre et ont commencé leurs propres recherches.

Transporté à la prison de Rivière-des-Prairies, il a comparu vendredi devant un commissaire de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.

Très calme 

«Il était très calme. Il a refusé de répondre aux questions reliées à son dossier. Des explications pour obtenir un conseiller lui ont été données», raconte Christian Tessier, porte-parole de la Commission. 

M. Boone aurait aussi refusé de parler aux enquêteurs des services frontaliers.

«Nous n'avons aucune confirmation de quand il est entré au Canada. Mais il est entré illégalement et est demeuré dans l'illégalité depuis», explique M. Tessier.

Le septuagénaire demeure détenu en attendant une éventuelle expulsion vers le Kentucky, où il est accusé d'avoir contrôlé une plantation extérieure de 1000 plants de cannabis, découverts par un avion de la police en 2008. 

À l'époque, il avait disparu avant d'être arrêt. S'il était trouvé coupable de ces accusations, il s'agirait de sa troisième condamnation en la matière, ce qui entraînerait automatiquement une peine de prison à vie.

Au cours des années 1980, Boone avait été identifié comme un leader de la «Cornbread Mafia» (mafia du gâteau de maïs), un regroupement de 70 producteurs de cannabis qui gérait d'immenses plantations extérieures dans les régions rurales du Midwest.

Le groupe était considéré comme la plus grosse entreprise coordonnée de production de cannabis domestique américain.




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