Possession de cocaïne en Haïti: une Québécoise remise en semi-liberté

Francine Desormeaux a été arrêtée à l'aéroport de... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Francine Desormeaux a été arrêtée à l'aéroport de Port-au-Prince en mars 2011 avec 1 kg de cocaïne caché dans une culotte doublée.

Photo André Pichette, archives La Presse

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Daniel Renaud
La Presse

Une quinquagénaire qui avait été condamnée à 15 ans de prison en Haïti pour possession de cocaïne et qui avait été rapatriée pour des raisons humanitaires au Québec pour terminer de purger sa peine a obtenu sa semi-liberté il y a quelques jours.

À l'automne 2012, La Presse a rencontré Francine Desormeaux dans la prison pour femmes de Pétionville, où elle disait vivre l'enfer et où elle a tenté à quatre reprises de mettre fin à ses jours, selon la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) rendue le 7 juillet.

C'est en mai 2014 que la femme de 52 ans a été rapatriée pour purger la fin de sa peine dans un pénitencier du Québec, à la suite d'une intervention du maire de Montréal, Denis Coderre.

Francine Desormeaux a été arrêtée à l'aéroport de Port-au-Prince en mars 2011 avec 1 kg de cocaïne caché dans une culotte doublée. Selon la décision de la Commission, Mme Desormeaux, qui était une femme sans histoire, aurait fait cela pour «rendre service à l'épouse de son employeur» de l'époque.

Ce dernier, Dejean Victor, ancien propriétaire du Buffet Cristina et de Pavillon Marquette, une résidence pour personnes âgées, et son ex-femme, Merlande Dont, ont été arrêtés en avril dernier et font face à des accusations de complot et d'importation de cocaïne provenant d'Haïti. Selon la poursuite, ces complots auraient impliqué trois anciennes employées du couple, dont Mme Desormeaux.

En décembre 2009, Dejean Victor lui-même et son frère Abel ont été arrêtés à l'aéroport de Port-au-Prince alors qu'ils auraient été sur le point de s'envoler pour Montréal avec plus de 1 kg de cocaïne. Ils ont été incarcérés au pénitencier de Port-au-Prince.

Mais ils se seraient enfuis lorsque le pénitencier s'est effondré à la suite du séisme du 12 janvier suivant et sont revenus à Montréal par un vol humanitaire.

Pas la première fois

Fait à noter, selon la décision de la CLCC, Mme Desormeaux aurait déjà rendu le même genre de service à son ancien employeur lors d'un précédent voyage en Haïti en 2009, et ne se serait pas fait prendre.

Dans le cadre d'une procédure d'examen expéditif, la Commission en vient à la conclusion que Mme Desormeaux a réussi plusieurs programmes offerts en milieu carcéral, que le risque de récidive dans un délit similaire et sa dangerosité sociale sont faibles et que son potentiel de réinsertion sociale est élevé.

Mme Desormeaux devra toutefois respecter des conditions d'ici la fin de sa peine. Elle devra éviter toute personne qu'elle sait impliquée ou qu'elle soupçonne d'être impliquée dans des activités criminelles et occuper un emploi.

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