Meurtre de Jenique Dalcourt: le chef de police «confiant» de trouver le coupable

«Je ne serais pas dans la police si... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

Agrandir

«Je ne serais pas dans la police si je pensais qu'on ne résoudrait pas les crimes qui arrivent sur notre territoire», a dit Denis Desroches, directeur du Service de police de l'agglomération de Longueuil.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le chef de la police de Longueuil a bon espoir de voir ses enquêteurs réussir à élucider le meurtre de Jenique Dalcourt.

En entrevue avec La Presse hier après-midi dans son bureau, Denis Desroches a tenu à rassurer le public sur l'avancement de l'enquête sur la mort de la jeune Longueuilloise, tuée à coup de barre de métal le 21 octobre dernier dans le Vieux-Longueuil.

«Je ne serais pas dans la police si je pensais qu'on ne résoudrait pas les crimes qui arrivent sur notre territoire», a dit le directeur du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL).

Cafouillage

La Presse a révélé la semaine dernière qu'un cafouillage et des problèmes de communication internes avaient marqué les premiers jours de l'enquête, notamment des problèmes avec la protection de la scène de crime. Sans nier les faits, M. Desroches parle plutôt d'un zèle important de la part des policiers et affirme que les 24 premières heures ont été cruciales pour l'enquête. «C'est la volonté tellement affirmée de ne pas abandonner, dit-il. Nous avons une équipe d'enquêteurs dévoués, ils travaillent très fort.»

M. Desroches explique que son équipe a fait venir les maîtres chiens et une équipe terrestre après le meurtre. «Il y avait plus de 30 policiers d'impliqués, dans un très large périmètre. Nous sommes restés plus de 24 heures sur les lieux. La scène a été couverte.» Dans les jours qui ont suivi le meurtre, les policiers ont cogné à la porte de 480 résidences le long de la piste cyclable et rencontré 270 citoyens, explique le directeur.

Le fait que le crime ait eu lieu dans un lieu public a un impact, dit-il.

«Souvent, les homicides arrivent dans des domiciles, des zones faciles à circonscrire. Là, c'était une scène extérieure complexe, près d'une piste cyclable, d'un parc... On dit que la scène a été mal couverte... Ce n'est pas comparable à une scène intérieure, facile à circonscrire.»

La semaine dernière, nous révélions aussi qu'une opération d'agent double en prison pour recueillir les aveux d'un homme de 26 ans arrêté quelques jours après le meurtre avait fait capoter l'enquête l'automne dernier. M. Desroches n'a pas voulu faire de commentaires, hier.

Le directeur dit que la fuite de l'information aux médias peut venir de personnes qui ont leurs propres doléances. «Est-ce que ça vient de l'interne? D'ailleurs? Est-ce que ce sont des gens qui n'ont pas été impliqués dans l'enquête? Ça dépend de leurs motivations, de leurs intentions.»

Dans les 10 dernières années, il y a eu 32 meurtres sur le territoire du SPAL, dont 28 relevaient du service de police de l'agglomération. «Ces homicides, on les a tous résolus, affirme Denis Desroches. Notre taux de résolution des homicides est de 100% depuis 10 ans.

«On a eu des homicides extrêmement complexes à résoudre; il a fallu deux ans, quatre ans. Alors, prendre les délits un à un et dire que ça se règle en un mois... il y a des réalités.»

Crimes en baisse

Les crimes contre la personne sont en baisse marquée à Longueuil, où il n'y a eu que deux homicides l'an dernier, a noté M. Desroches, qui est en poste depuis 2011.

«Les crimes contre la personne ont chuté de près de 20% en trois ans. Le taux d'homicide sur notre territoire est de 0,48% par 100 000 habitants. Pour une ville de notre taille, en Amérique du Nord, c'est exceptionnel.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer