Meurtre de Tina Fontaine: le chef de l'APN critique la police de Winnipeg

Tina Fontaine... (Photo PC/Service de police de Winnipeg)

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Tina Fontaine

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Chinta Puxley
La Presse Canadienne
WINNIPEG

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations critique sévèrement le travail des policiers de Winnipeg, qui ont laissé partir l'adolescente Tina Fontaine sans fournir plus de soutien à la fugueuse de 15 ans, qui a été retrouvée morte quelques jours plus tard dans la rivière Rouge.

Perry Bellegarde estime que les policiers auraient dû prendre en charge l'adolescente lorsqu'ils sont intervenus auprès d'elle, l'été dernier.

Tina Fontaine avait été interpellée par des patrouilleurs plus d'une semaine après avoir été portée disparue de son foyer d'accueil, mais elle n'avait pas été emmenée au poste.

Les proches de l'adolescente soutiennent que quelques heures après son interpellation par les policiers de Winnipeg, elle a été trouvée dans une ruelle, complètement intoxiquée. Transportée à l'hôpital par des ambulanciers, elle y a passé plusieurs heures avant d'être emmenée dans un hôtel par des travailleurs sociaux. L'adolescente s'est enfuie à nouveau le lendemain et on ne l'a plus revue vivante ensuite.

Son corps a été retrouvé plus d'une semaine plus tard dans la rivière Rouge, à Winnipeg. La police n'a pas révélé la cause du décès, et aucune accusation n'a été portée relativement à cette affaire.

M. Bellegarde soutient que de plus en plus de gens sont frustrés par la façon dont le système judiciaire traite les cas de femmes autochtones tuées ou disparues. Selon lui, il faut envoyer un message clair: la vie des femmes autochtones est aussi précieuse que celle des autres femmes.

«Nous devons apprendre du passé et ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs», a estimé le chef Bellegarde, mercredi, à l'issue d'une allocution prononcée à Winnipeg, justement. «Nous devons exprimer clairement que ce genre de traitement n'est plus acceptable dans notre société.»

La police de Winnipeg a indiqué que les deux patrouilleurs ne feront face à aucune accusation criminelle relativement à cette affaire. L'Assemblée des Premières Nations réclame une enquête indépendante sur la façon dont la police a traité la disparition de Tina Fontaine.

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