Un faux rabais de 50% la renvoie en prison

Stivia Clermont... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

Stivia Clermont

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Poser un autocollant de rabais de 50% sur un article qui n'était pas en réduction a coûté cher à Stivia Clermont. Celle qui avait été condamnée à la prison à vie pour meurtre, en 1998, a vu sa libération conditionnelle suspendue pour ce larcin.

L'incident s'est produit dans un commerce de la région de Québec, le 6 novembre dernier. Mme Clermont, maintenant âgée de 50 ans, a été interceptée à la caisse. Elle a été arrêtée et s'est avouée coupable de fraude dès sa comparution, le lendemain. Elle a reçu une peine de 15 jours, à purger concurremment à sa peine de prison à vie. Mme Clermont purgeait sa peine à l'établissement carcéral pour femmes de Joliette.

Mme Clermont avait fait plus de trois mois de prison quand, le 19 février dernier, au terme d'une audience, la Commission des libérations conditionnelles a accepté d'annuler la suspension de sa libération conditionnelle. La Commission a considéré que le «geste malhonnête de faible envergure» était un incident de parcours irréfléchi, dans un cheminement jusque-là très positif. Mme Clermont devra cependant rencontrer son équipe de gestion de cas plus souvent. Une libération conditionnelle totale signifie que la personne purge le reste de sa peine sous surveillance dans la collectivité.

«Vous avez compris que vous devrez, en raison de votre statut, maintenir un comportement sans reproche», lit-on dans la récente décision de la Commission des libérations conditionnelles.

Tueur à gages

Mme Clermont avait été condamnée à la perpétuité, pour le meurtre prémédité de Rocco Racaniello, assassiné à coups de couteau, dans son abri Tempo, en janvier 1995. C'est Mme Clermont qui avait recruté le tueur à gages pour éliminer M. Racaniello, devenu un mari encombrant dans une affaire de triangle amoureux. La veuve de la victime, Maria Coppola, de même que son amant, Nicolas Storto, avaient été jugés conjointement avec Mme Clermont. Seule la veuve avait été acquittée. Le tueur à gages avait été jugé à part.

Au bout de 15 ans de prison, en 2013, Mme Clermont s'est prévalue de la clause de la dernière chance: elle a demandé une révision judiciaire, dans l'espoir d'obtenir une libération conditionnelle avant 25 ans. Elle a réussi. Elle avait eu un cheminement positif en prison, et le jury a accepté qu'elle demande une libération conditionnelle avant terme. Elle a obtenu une demi-liberté, puis une liberté totale en avril 2014.

Il est à noter que la clause de la dernière chance a été abolie. Seuls ceux qui ont commis leur crime avant le 2 décembre 2011 peuvent s'en prévaloir.

15
La clause de la dernière chance permettait aux personnes condamnées à la perpétuité de demander une révision judiciaire après avoir purgé 15 ans de leur peine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer