L'UPAC en voie de clore plusieurs enquêtes sur le monde politique

En 2014, le travail des enquêteurs de l'UPAC... (Photo: André Pichette, Archives La Presse)

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En 2014, le travail des enquêteurs de l'UPAC s'est traduit par l'arrestation de 15 personnes.

Photo: André Pichette, Archives La Presse

L'année 2015 pourrait marquer la conclusion de plusieurs enquêtes policières sur le monde politique. C'est ce qu'a déclaré hier Robert Lafrenière au moment de faire le bilan des opérations de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

«Ce sont des enquêtes que l'on [mène] depuis longtemps et qui vont aboutir, je le souhaite ardemment, en 2015», a affirmé à La Presse le commissaire à la lutte contre la corruption.

Les projets Joug (sur le financement des partis politiques) ou Lierre sont des exemples d'enquêtes de nature politique en cours. Ils concernent notamment le Parti libéral du Québec (PLQ). Plusieurs personnes intimement liées au PLQ sont sur l'écran radar de l'UPAC, comme l'ont démontré au cours des derniers mois les documents judiciaires appuyant les mandats de perquisition obtenus par les médias, dont La Presse. L'ancien collecteur de fonds du PLQ et ami personnel de Jean Charest, Marc Bibeau, ainsi que l'ancien directeur général du PLQ, Joël Gauthier, font l'objet d'enquêtes policières.

Ces enquêtes comptent parmi les 42 qui sont toujours actives. S'ajoutent cinq dossiers qui sont en ce moment soumis aux avocats du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour analyse et qui pourraient mener à des mises en accusation au cours des prochains mois.

En 2014, le travail des enquêteurs de l'UPAC s'est traduit par l'arrestation de 15 personnes, dont Pamela Porter, qui a reconnu jeudi sa culpabilité pour blanchiment d'argent dans le scandale de la construction du Centre de santé universitaire de McGill.

Cible informatique

Le monde politique n'est pas la seule cible de l'UPAC au cours de la prochaine année. Les contrats du ministère des Transports (MTQ) font partie des priorités, comme le démontre la présence de M. Lafrenière, hier matin, à la conférence de presse du gouvernement annonçant le début des travaux de reconstruction de l'échangeur Turcot. «Il faut que la mafia sache qu'on est là», a insisté M. Lafrenière.

Depuis 2013, l'UPAC et le MTQ ont un protocole d'entente pour travailler main dans la main afin de contrer la corruption et la collusion. Des comités de prévention, de stratégies et d'échanges de renseignements ont été mis sur pied. «Il y a avec le MTQ une collaboration exemplaire que je veux exporter dans d'autres ministères. C'est un objectif pour 2015-2016 notamment avec le Centre de services partagés du Québec (CSPQ)», a expliqué Robert Lafrenière.

Ainsi, l'UPAC entend mettre de l'énergie du côté des nombreux contrats et dossiers d'informatique qui sont attribués par le gouvernement. «C'est une de nos priorités», a confirmé M. Lafrenière.

Corps de police

Ce dernier souhaite par ailleurs que 2015 entraîne des changements de structures pour l'UPAC qui veut devenir un corps de police autonome. D'ici à ce que le gouvernement dépose un projet de loi à cet effet, ce que confirmait cet automne la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, l'UPAC a entrepris des changements internes.

Depuis le mois dernier, l'équipe d'enquêteurs qui forment l'escouade Marteau et donc le bras armé de l'UPAC, ne rendent plus compte de l'avancement de leur travail à la Sûreté du Québec. M. Lafrenière aura un nouveau bras droit en 2015 de qui relèveront les policiers.

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