Le SPVM a ouvert une centaine de dossiers liés au terrorisme depuis deux mois

Le directeur du SPVM, Marc Parent.... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le directeur du SPVM, Marc Parent.

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(Ottawa) Le Service de police de la Ville de Montréal a ouvert une centaine de dossiers liés au terrorisme depuis deux mois, a révélé le directeur du SPVM Marc Parent lors de sa comparution devant un comité du Sénat lundi.

Ces dossiers ne sont pas tous des cas où les suspects sont prêts à commettre un acte terroriste, ont cependant précisé le directeur Parent et deux autres dirigeants du SPVM. «Ça peut être des méfaits, des menaces de mort principalement, et des problèmes de santé mentale à travers cela aussi, où il n'y avait pas d'intention», a indiqué François Bleau, inspecteur au sein de la Division du renseignement du corps policier.

Parmi ces dossiers liés au terrorisme, il a évalué le nombre de personnes qui ont des problèmes de santé mentale à environ 40 %. Le même pourcentage s'applique à la proportion de cas où internet a été utilisé pour commettre un acte sous enquête, comme des menaces de mort ou des propos haineux. 

Ce témoignage de ces trois hauts gradés montréalais s'inscrit dans le cadre d'une étude du Sénat sur la réponse à donner à la menace terroriste au Canada, entamé dans la foulée des attaques d'Ottawa et de St-Jean-sur-Richelieu.

L'inspecteur Pleau a précisé que le territoire montréalais comptait environ «10 à 20» suspects considérés comme étant plus «sensibles» et qui font l'objet d'une vigilance accrue des services policiers.

Comme d'autres chefs de services policiers l'ont souligné avant lui, Marc Parent a reconnu que les dossiers liés au terrorisme accaparent énormément de ressources au sein de son organisation.

«Les gens du renseignement actuellement, ceux qui sont à la liaison de sécurité, 90 % de leur temps est consacré à ce volet-là, c'est-à-dire à la menace terroriste. Donc pendant ce temps-là, on ne traite pas d'autres dossiers de menace qui sont plus locaux ou sur d'autres sujets moins graves, moins prioritaires...», a-t-il dit. «On doit tasser d'autres priorités.»

Dans ce contexte, il peut être difficile de décider quelles ressources allouer à un cas ou un autre, a-t-il dit. «On ne sait jamais à quel moment ces gens-là vont basculer et passer à l'acte. Et ça, ça nous demande une vigilance énorme et des choix qui nous gardent parfois éveillés la nuit.»

Par ailleurs, les témoins ont dit ne pas avoir de données leur permettant d'affirmer que la menace terroriste augmente sur leur territoire, malgré le nombre important de dossiers ouverts récemment. «On n'a pas de données significatives qui vont dans ce sens-là, ni dans un sens, ni dans l'autre, ont-ils dit. C'est quelque chose qui existait, qui existe et qui va toujours exister.»

Selon eux, c'est plutôt «l'effort policier qui est mis qui fait ressortir de plus en plus de cas».

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