Guerre des motards: l'union fait la force

Le 9 août 1995, un garçon de 11 ans, Daniel... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Le 9 août 1995, un garçon de 11 ans, Daniel Desrochers, a été atteint mortellement à la tête par l'éclat d'un Jeep soufflé par une explosion, à l'angle de la rue Adam et du boulevard Pie-IX, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

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Durant les huit longues années qu'a duré la guerre, un jour fatidique a marqué à tout jamais la lutte contre les motards criminels et dicté les façons de faire des policiers, toujours actuelles 20 ans plus tard, affirme un ancien enquêteur de l'escouade Carcajou, Robert Pigeon.

Cette triste journée est survenue le 9 août 1995. Un garçon de 11 ans, Daniel Desrochers, a été atteint mortellement à la tête par l'éclat d'un Jeep soufflé par une explosion, à l'angle de la rue Adam et du boulevard Pie-IX, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

« Les événements de la rue Adam ont été un point marquant dans l'unification des forces policières au Québec, qui changera la destinée des organisations criminelles comme les Hells Angels. C'est à la suite du décès de Daniel Desrochers qu'une mobilisation s'est faite », se souvient M. Pigeon, avec qui La Presse est retournée sur le trottoir où s'est effondré le garçon, il y a 19 ans.

Plusieurs leçons

M. Pigeon a été un acteur majeur de l'escouade Carcajou, créée à l'automne suivant. Carcajou est l'ancêtre des escouades régionales mixtes, qui réunissent policiers de la Sûreté du Québec (SQ), de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de plusieurs corps de police municipaux.

C'est lui qui a fait craquer Stéphane Godasse Gagné, tueur du gardien de prison Pierre Rondeau devenu délateur, et qui a arrêté et interrogé l'ancien chef des Nomads récemment expulsé des rangs des Hells Angels, Maurice Mom Boucher.

Robert Pigeon a également passé des mois à rédiger la déclaration assermentée de plusieurs centaines de pages qui a mené à l'opération Printemps 2001, prélude à la vaste rafle antimotards SharQc qui a pratiquement envoyé derrière les barreaux tous ceux qui portaient les couleurs des Hells Angels au Québec. Il a vu les choses évoluer.

Vingt ans plus tard, il croit que le partenariat qui existe maintenant entre corps policiers est le principal héritage que la guerre des motards a laissé aux autorités.

Deux autres leçons que les policiers en ont tirées, c'est qu'ils ne laissent plus aucun répit aux motards criminels, frappant continuellement leur relève partout où elle sort la tête de l'eau, et qu'ils utilisent une approche plus globale pour lutter contre ces organisations.




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