De la drogue dans le four au Bistro St-Michel

C'est en octobre 2010 que les policiers montréalais... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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C'est en octobre 2010 que les policiers montréalais ont été informés du fait que cet établissement, que les autorités associent au crime organisé italien, sert de la drogue plutôt que de la nourriture.

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Un bistro du nord de Montréal, où les mitaines de four servaient à entreposer de l'argent, où le four permettait de cacher de la drogue et qui commandait la nourriture consommée par les clients dans le restaurant voisin, vient de voir son permis d'alcool suspendu pour 40 jours. La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) s'est penchée sur le cas du Bistro St-Michel, situé au 9259 du boulevard du même nom.

C'est en octobre 2010 que les policiers montréalais ont été informés du fait que cet établissement, que les autorités associent au crime organisé italien, sert de la drogue plutôt que de la nourriture.

Des policiers ont donc été postés devant le bistro afin d'observer le va-et-vient des clients. Puis est venu le temps d'y mener une perquisition.

«Puisque l'établissement n'est pas accessible au public, les policiers sont dans l'obligation de tenter un achat de stupéfiants pour se faire ouvrir la porte. Une fois la porte ouverte, les policiers procèdent à l'exécution du mandat de perquisition», lit-on dans la récente décision de la RACJ.

À l'intérieur, une quarantaine de grammes de cocaïne ainsi que de la marijuana ont été saisis. Le gérant de l'endroit, Giuseppe Lo Mascolo, a été arrêté pour trafic de stupéfiants.

Poursuite des activités criminelles

Mais les policiers ont appris en 2011 que malgré leur intervention, le trafic de drogue s'est poursuivi au Bistro St-Michel.

Lors d'une nouvelle perquisition, on a arrêté le vendeur de l'endroit, Benoit Labrie, et saisi argent et drogue dans les endroits les plus inusités.

Ainsi, «20$ sont trouvés dans une boîte de craquelins, 1430$ dans une mitaine de cuisine, de la comptabilité reliée au trafic de stupéfiants cachée dans une boîte de pâtes, 142 sachets de cocaïne et 6 sachets de marijuana cachés dans des boîtiers métalliques», précise la RACJ.

Même si le bistro détenait un permis de restaurant, et non de bar, la cuisine ne semblait pas beaucoup servir. «Les policiers ont rencontré une propriétaire de restaurant à proximité de l'établissement qui les informe qu'il arrive fréquemment que les clients du Bistro St-Michel achètent des plats pour apporter», lit-on encore.

Le propriétaire de l'établissement, Michael Charles Segreto, n'a pas nié les faits lors de l'audience, qui se solde par une suspension du permis du Bistro St-Michel pour 40 jours.




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