Camions blindés: les agents réclament des normes plus sévères

Un vol qualifié est survenu, vers 23 h,... (Photo Félix-Olivier Jacques Fournier, collaboration spéciale)

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Un vol qualifié est survenu, vers 23 h, jeudi dernier, dans le stationnement d'une institution financière locale.

Photo Félix-Olivier Jacques Fournier, collaboration spéciale

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Annabelle Blais
La Presse

Quelques jours après la mort d'un homme de 32 ans abattu par un agent de G4S à Longueuil, les syndicats des convoyeurs de fonds réclament un renforcement des mesures de sécurité pour leurs agents. Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a déjà été interpellé à ce sujet, la semaine dernière. À la suite de ce nouveau drame, les travailleurs s'impatientent et souhaitent être entendus cette semaine.

Depuis le 12 décembre, il s'agit de la troisième vol ou tentative de vol d'un camion blindé de G4S, qui appartient depuis peu à Garda World. 

« Ça devient une crise sérieuse. Le gouvernement attend combien de morts pour réagir ?, a déploré Jerry Dias, président du syndicat Unifor qui représente 2000 travailleurs dans l'industrie des véhicules blindés. C'est une question de sécurité, pas seulement pour nos membres, mais pour le public.»

Le syndicat demande des règles de sécurité renforçant les normes minimales comme de porter le nombre d'agents par convoi à trois plutôt que deux. Depuis 2000, Unifor a compté 70 attaques contre camions blindés. Trois agents tués et deux ont été blessés gravement.

Les convoyeurs reçoivent une formation d'environ cinq jours, ce que M. Dias juge insuffisant. Le Syndicat national des convoyeurs de fonds (SNCF) abonde dans ce sens et tente de faire pression sur Bureau de la sécurité privée (BSP) et la ministre de la Sécurité à Québec. Il attend attend encore un retour d'appel. 

La SNCF a également plaidé hier en faveur d'une modification de la norme l'obligation d'un troisième agent. 

« À Longueuil, un troisième agent aurait pu informer ses deux collègues de la présence d'un suspect où il aurait pu contacter les policiers», croit la présidente de la SNCF, Angélique Paquette.

Jusqu'à tout récemment Garda employait trois agents pour les convois de nuit. « On vient de renouveler la convention collective et on a négocié pour que le nombre passe à deux et ça a été accepté », a répliqué Yves Riopel, directeur de la sécurité corporative au Canada chez Garda.

Quant à l'entreprise G4S impliquée dans l'incident de Longueuil et qui vient d'être acheté par Garda, elle fonctionnait déjà à deux agents par convoi.

Encore sous le choc

Au Tim Hortons qui est voisin de la Banque TD où l'incident s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi, des habitués du coin étaient toujours sous le choc, dimanche. 

«C'était un bon gars, je ne l'ai jamais vu être violent», a affirmé Denis Desroches. Ce dernier qui n'était pas présent le soir du drame peine à comprendre ce qui a pu se passer.

«Il n'avait pas de travail, mais il vivait chez ses parents. Je ne peux pas comprendre pourquoi il aurait voulu voler le camion. Ça  ne fait pas de sens.»

Même si aucune arme n'a été retrouvée sur les lieux de l'incident qui s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi, la police de Longueuil considère qu'il s'agit d'une tentative de vol qualifié.

L'homme de 32 ans, dont l'identité n'a toujours pas été confirmée, a attaqué un des deux agents à leur sortie de la banque, selon Mark David du Service de Police de Longueuil. Un des agents a tiré un seul coup de feu.

Pour ne pas nuire à l'enquête en cours, Mme Paquette n'a pas voulu donner trop de détails sur l'expérience professionnelle de ces deux agents. « Il y en a qui avait de l'expérience», a-t-elle répondu.




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