Filature de Julie Snyder: «l'homme à la casquette noire» admet certains faits

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Julie Snyder

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L'agent d'investigation Claude Viens, que Julie Snyder soupçonne d'être «l'homme à la casquette noire» qui l'a prise en filature à l'aéroport de Québec à la fin juin, a admis dans une déclaration sous serment avoir fait des activités de «surveillance» à l'aéroport de Québec, mais les avocats de Garda soutiennent qu'il ne s'agissait pas d'une «filature» de l'animatrice.

Photo déposée en cour de «l'homme à la casquette... (Photo Noémie Cyr) - image 1.0

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Photo déposée en cour de «l'homme à la casquette noire».

Photo Noémie Cyr

Dans une déclaration sous serment déposée ce matin au palais de justice, Claude Viens affirme qu'il montré sa carte d'enquêteur privé à une employée du transporteur aérien Pascan et a demandé le numéro de vol et la destination du vol que s'apprêtait à prendre Mme Snyder le 26 juin dernier. Mais il soutient ne jamais avoir mentionné le nom de Mme Snyder à l'agente de Pascan. 

«Les informations qu'il a demandées étaient de nature publique», a soutenu l'avocate de Garda, Me Celine Tessier. 

Qui est «John Doe» ? 

Les avocats de Julie Snyder tentent depuis ce matin d'obtenir une injonction pour forcer Garda et Claude Viens de dévoiler l'identité de «John Doe», la personne qui a octroyé le contrat de surveillance visant l'animatrice. Mme Snyder veut aussi forcer l'agence Garda à lui livrer dans les 48 heures «copies de toutes correspondances, fax, factures, courriels ou contrat [...] décrivant le mandat de surveillance» qui leur a été confié. L'animatrice demande également à la cour de faire «cesser immédiatement toute filature ou autre type de surveillance» à son encontre et d'obliger les enquêteurs qui l'ont suivie à lui remettre toute photo ou vidéo qui aurait été prise d'elle lors de cette prétendue filature. 

L'animatrice, qui n'était pas présente au palais de justice mercredi, soutient que cette surveillance est une atteinte grave à sa vie privée, qui la met «dans un état constant de stress et d'inquiétude». «C'est une violence psychologique continue. Vous n'avez qu'à vous mettre dans les souliers de (Mme Snyder) deux minutes pour le comprendre», a plaidé son avocat, Me Mathieu Piché-Messier, devant le juge Paul Mayer. 

Selon les avocats de Mme Snyder, seul «John Doe» est en mesure d'expliquer les motifs justifiant pourquoi il a demandé une telle filature de Mme Snyder, et en quoi cette filature est justifiée et raisonnable. Pour ce faire, son identité doit être révélée. 

« Il n'y a aucune raison que la cour tolère qu'une personne qui a donné un mandat de surveillance soit immunisée contre un recours intentée par une personne dont la vie privée a été volée», a argumenté Me Piché-Messier.

L'avocate de Garda, Céline Tessier, a pour sa part affirmé que l'entreprise de sécurité n'a présentement pas de mandat de surveillance concernant MMe Snyder, mais a refusé de s'engager à ne pas en effectuer de nouveaux dans le futur. 

Garda s'objecte en outre à ce que l'injonction demandée par Julie Snyder soit accordée puisqu'il n'y a pas de caractère «urgent» à sa demande et aucune preuve qu'un «préjudice irréparable» lui a été causé par cette surveillance. «Il n'y a aucune preuve d'atteinte à sa vie privée», a soutenue Me Tessier.

La demande d'injonction poursuivra son cours cet après-midi au palais de justice de Montréal.

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