Crainte de terrorisme: un Montréalais accepte de porter un bracelet GPS

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Merouane Ghalmi

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Pour une première fois au Québec, un jeune homme de 22 ans a accepté volontairement ce matin de se soumettre à une série de conditions restreignant sa liberté parce que la GRC craignait qu'il commette un acte terroriste.

Merouane Ghalmi, un ex-adepte de kick-boxing, a signé cet engagement à garder la paix devant un juge à Montréal, conformément à l'article 810.01 du Code criminel. Il devra notamment porter en tout temps un bracelet électronique GPS qui permettra à la police de le suivre à la trace.

«Il n'y a aucune accusation, c'est un geste préventif», a souligné la procureure de la Couronne fédérale, Lyne Décarie, qui avait entamé les procédures en ce sens le mois dernier.

Me Décarie s'était présentée à la cour avec plusieurs policiers de l'Équipe intégrée de la sécurité nationale coordonnée par la GRC. Ils étaient prêts à exposer la preuve qui leur faisait craindre un acte terroriste, afin que le juge impose de force les conditions à Ghalmi. Comme ce dernier s'est engagé volontairement, ils n'ont toutefois pas témoigné et on ignore toujours pourquoi il les inquiète tant.

La longue liste de conditions auxquelles souscrit Ghalmi lui interdit dès maintenant de communiquer de quelque façon que ce soit, y compris les réseaux sociaux, avec toute personne en Syrie, foyer de plusieurs mouvements djihadistes, dont le groupe armé État islamique.

Il doit aussi remettre son passeport aux autorités et ne pas en demander un autre. Il doit donner aux policiers l'accès à tout appareil électronique en sa possession et fournir les mots de passe appropriés au besoin.

Il ne peut entrer en contact avec un groupe terroriste, ne peut visiter des sites web liés au terrorisme ou véhiculant des idées extrémistes, ne peut quitter le Québec, doit demeurer à son appartement montréalais, ne peut posséder de téléphone cellulaire et doit se rapporter au poste de police tous les samedis.

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