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Le maire et le DG de L'Assomption visés par des plaintes

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Jean-Claude Gingras

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Des cadres municipaux de l'Assomption ont déposé une série de plaintes à la Commission des normes du travail (CNT) contre le maire Jean-Claude Gingras et le directeur général de la municipalité, Jean Lacroix, a appris La Presse. Du nombre, dix concernent du harcèlement psychologique et deux autres font référence à de présumées représailles subies par des employés qui auraient collaboré à des enquêtes policières.

Les plaintes ont été déposées individuellement. Le maire serait mis en cause pour avoir «créé un milieu de travail extrêmement néfaste».

Jointe par La Presse, la CNT a confirmé avoir reçu «dix plaintes pour harcèlement psychologique et deux plaintes pour pratiques interdites contre la Ville de L'Assomption». Elle n'est cependant pas autorisée à préciser les noms des personnes impliquées, par mesure de confidentialité. «Nous en sommes à vérifier l'admissibilité des salariés à déposer des plaintes à la Commission», a écrit le porte-parole Jean-François Pelchat dans un courriel.

L'avocat des dix plaignants, Me Johnathan Di Zazzo, de chez Laplante et associés, a lui aussi attesté que des plaintes pour harcèlement psychologique en milieu de travail et pratiques interdites avaient été déposées jeudi dernier.

Selon une personne bien informée du dossier, les plaintes pour pratiques interdites auraient été remises par des employés qui auraient subi des représailles à la suite de leur participation à des enquêtes policières en cours.

Mise en tutelle envisagée

La nouvelle survient au moment où le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, envisage la mise en tutelle de L'Assomption. En entrevue à Radio-Canada, le ministre a souligné hier l'absence de nombreux cadres municipaux pour cause de congédiement, suspension ou congé de maladie. «C'est préoccupant, ce qui se passe à L'Assomption», a-t-il admis.

Rappelons que le maire Gingras et son directeur général, Jean Lacroix, ont été rencontrés par l'Unité permanente anticorruption au cours de l'été. Aucune accusation n'a été portée. Les deux hommes, que La Presse a tenté de rejoindre hier, sans succès, doivent revenir en cour le 22 octobre.

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