Coderre «préoccupé» par la surveillance de Patrick Lagacé

Denis Coderre, le maire de Montréal... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Denis Coderre, le maire de Montréal

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La surveillance dont le journaliste Patrick Lagacé a fait l'objet par le SPVM est «préoccupante» et «inacceptable», a dénoncé lundi le maire de Montréal Denis Coderre. Il s'est toutefois gardé de rappeler à l'ordre son corps policier, estimant ne pas avoir à s'immiscer dans les opérations policières.

«Lorsque j'ai lu le journal ce matin et que j'ai vu le cas de Patrick Lagacé, on est passé par toutes sortes d'émotions. On trouve cela préoccupant, on trouve cela inacceptable», a déclaré le maire.

«Il faut protéger notre liberté de presse», a-t-il insisté lors d'un point de presse. Il a cité le troisième président américain, Thomas Jefferson, en disant que «notre liberté dépend de la liberté de presse et elle ne saurait être limitée sans être perdue».

Denis Coderre a eu un entretien téléphonique lundi matin avec son chef de police pour lui faire part de ses préoccupations. Le maire dit que le directeur en a pris note, mais que ce dernier n'a pas à lui fournir d'explications sur le déroulement des opérations du corps policier. «Je ne lui demande pas ce qui s'est passé, il n'a pas à m'expliquer cela».

Il a par ailleurs rejeté les appels à la suspension du chef de police formulés par l'opposition à l'hôtel de ville. «Je n'ai aucune raison de douter de M. Pichet», assure Denis Coderre.

Comprenant l'émotion suscitée par l'affaire, le maire a tenu à souligner que la surveillance a été effectuée «dans le cadre d'une enquête criminelle et non par rapport à un journaliste».

Denis Coderre a dit ignorer si d'autres journalistes ont été placés sous surveillance. «Ce n'est pas mon travail», a-t-il dit, réitérant ne pas vouloir s'immiscer dans les opérations policières.

Le maire a par ailleurs assuré ne pas avoir demandé lui-même à placer des journalistes sous surveillance. «Non, je n'ai pas besoin de te surveiller. Je suis capable de te rejoindre directement. Quand je ne suis pas content, je te le dis en pleine face. Ça fait partie de ma liberté d'expression», a-t-il lancé à la blague à l'auteur de ces lignes.

Le fait que la nouvelle sur la surveillance policière du journaliste de La Presse a fait le tour du monde, notamment grâce au lanceur d'alerte Edward Snowden qui a relayé l'information, n'inquiète pas le maire pour la réputation de Montréal. «L'important, c'est d'être vigilant. La démocratie, c'est fragile», a-t-il dit.

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