Omar Khadr dit rejeter la «bêtise terroriste»

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Omar Khadr a dit avoir toujours rejeté la «bêtise terroriste» et le meurtre d'innocents au nom de ses croyances.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Edmonton

L'ancien détenu canadien de la base américaine de Guantanamo Omar Khadr revit encore en cauchemars l'échange de coups de feu au cours duquel il a été grièvement blessé en Afghanistan. Il affirme ne pas pouvoir encore dire avec certitude ce qui s'est passé lors de cette journée fatale, mais assure ne rien vouloir savoir des extrémistes violents.

Ces informations - une rare incursion dans les vues d'Omar Khadr en ses propres mots - émanent d'un long entretien qu'il a eu récemment avec un psychologue de la prison en appui à sa requête acceptée d'un reclassement en tant que détenu à sécurité minimale.

Les détracteurs d'Omar Khadr, incluant le gouvernement fédéral, l'ont longtemps présenté comme un terroriste impénitent, arguant qu'il ne s'était pas distancié catégoriquement du djihad violent.

Omar Khadr a dit avoir toujours rejeté la «bêtise terroriste» et le meurtre d'innocents au nom de ses croyances.

La Cour d'appel de l'Alberta doit dire jeudi si elle confirme ou non la décision d'un tribunal de première instance, qui avait ordonné sa libération sous caution. Un jugement en sa faveur pourrait lui permettre de quitter la prison pour la première fois en près de 13 ans sous plusieurs conditions.

Des soldats américains ont capturé Omar Khadr, alors qu'il était âgé de 15 ans, dans des débris d'un complexe en Afghanistan à la suite d'un affrontement brutal de quatre heures en juillet 2002. Le sergent américain des forces spéciales Chris Speer a perdu la vie dans cet affrontement, tandis que le sergent Layne Morris a perdu l'usage d'un oeil. Omar Khadr avait des blessures béantes au dos, et des éclats d'obus dans les yeux.

«J'ai entendu des Américains. J'ai entendu des tirs. J'avais peur. J'avais une grenade. Je l'ai lancée derrière moi et elle a explosé. Je voulais les faire fuir. Je ne pensais pas aux conséquences. Après cela, j'ai été atteint par balle», a-t-il relaté.

«Je fais des cauchemars de l'échange de coups de feu. Parfois, je ne peux m'enfuir dans ces rêves», a poursuivi le natif de Toronto, qui a été envoyé à la prison américaine de Guantanamo, où il est resté incarcéré pendant une dizaine d'années.

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