Bras-de-fer pour la peine d'un trafiquant de drogues

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Durant l'enquête, entre octobre 2012 et avril 2013, Paparelli a été vu tous les jours dans une cache de drogue de la rue Joseph-Renaud où les policiers avaient installé une caméra.

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Daniel Renaud
La Presse

Le gérant d'une route de drogue de la mafia doit-il recevoir une sentence à peine ou très supérieure à son bras-droit, même si les deux hommes se partageaient le travail ?

C'est l'une des questions auxquelles devra répondre le juge Jean-Pierre Boyer, de la Cour du Québec, lorsque viendra le temps de déterminer le sort réservé à Tommaso Paparelli. Ce dernier a plaidé coupable à une panoplie d'accusations liées au trafic de stupéfiants en mai dernier.

La Couronne réclame 60 mois de pénitencier et la Défense, 48 mois, pour l'homme de 31 ans arrêté en mai 2013 dans une opération de la Division du crime organisée de la police de Montréal baptisée Argot, et visant une route de stupéfiants du nord est de Montréal contrôlée par le défunt chef de clan Giuseppe De Vito, tué empoisonné au cyanure dans sa cellule du pénitencier de Donnacona.

Durant l'enquête, entre octobre 2012 et avril 2013, Paparelli a été vu tous les jours dans une cache de drogue de la rue Joseph-Renaud où les policiers avaient installé une caméra. «On le voyait ensacher et préparer la drogue, gérer l'horaire des livreurs», a notamment raconté le procureur Éric Poudrier qui a décrit le futur condamné comme un «chef d'orchestre, au sommet de la chaîne».

La police évalue que Paparelli et ses hommes ont écoulé pour près de 250 000$ de stupéfiants de toutes sortes durant l'enquête.

Son bras-droit, Joseph Scarcella, a lui aussi plaidé coupable et été condamné à 42 mois. La Couronne croit que son patron devrait être condamné à une peine plus longue mais ce n'est pas l'avis de l'avocat de Paparelli, Me Loris Cavaliere.

«Tout ce que Paparelli faisait, Scarcella le faisait aussi. Mon client n'a pas demandé d'enquête sur remise en liberté et a plaidé coupable. Il n'y a pas eu de violence à part lorsque lui même a été attaqué devant chez lui», a argué le criminaliste.

En soustrayant la détention préventive de 27 mois, Paparelli, qui n'a pas d'antécédents criminels, se retrouverait avec une peine provinciale de deux ans moins un jour selon le scénario de la Défense et une peine fédérale, selon celui de la Couronne.

«Je veux m'excuser pour tout ce que j'ai fait. Après un an et demi de prison, j'ai compris, J'ai fait du mal à des personnes, à la société et à ma famille. C'est la première fois que j'ai des problèmes avec la justice et ce sera la dernière fois», a déclaré Paparelli qui recevra sa sentence vendredi.

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