Une mère avoue avoir maltraité sa fille de 8 ans

Une fillette d'origine haïtienne était couverte de bleus, d'égratignures et de... (Photothèque Le Soleil)

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Une fillette d'origine haïtienne était couverte de bleus, d'égratignures et de marques d'ongles, en septembre dernier, quand la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et les policiers sont intervenus. Sa mère a avoué, jeudi en Cour du Québec, que c'est elle qui avait infligé ces sévices pendant plusieurs mois à sa fille de 8 ans.

Détenue depuis son arrestation en septembre dernier, la mère de 44 ans a plaidé coupable à des accusations de voies de fait causant des lésions et voies de fait armées. La mère a utilisé une ceinture décorée de capsules de bouteilles, un bâton et une lavette pour frapper l'enfant. Elle lui a aussi donné des coups de pied dans le ventre, l'a assommée sur le mur. Les faits se sont produits entre le 1er septembre 2011 et le 17 septembre 2012. La situation a été mise au jour quand la fillette, qui craignait d'être encore battue, s'est réfugiée chez une voisine, le soir du 17 septembre dernier. L'alerte a été donnée.

Pères différents

L'accusée est mère de trois autres enfants, tous nés de pères différents. Apparemment, seule cette fillette aurait été victime de sévices. L'enfant serait venue d'Haïti en 2011. La mère a indiqué que cela avait été «une erreur» de la faire venir, et que l'enfant aurait dû rester avec son père. Une infirmière affiliée au centre Dollard-Cormier, ressource pour toxicomanes, a rencontré l'accusée. Elle lui a confié que chaque fois qu'elle voyait la fillette, elle «revoyait le viol», ce qui laisse supposer que la petite serait née d'un viol en Haïti. Tout cela est bien embrouillé, d'autant plus que la femme vit au Québec depuis longtemps, comme le prouvent ses antécédents judiciaires qui remontent à 1992. C'est ce qu'a fait ressortir son avocat, Francis Le Borgne, quand il a demandé au juge de remettre sa cliente en liberté en attendant le prononcé de la peine, hier.

Me Le Borgne était d'avis qu'ainsi, la femme pourrait être encadrée à l'extérieur et qu'elle pourrait entreprendre une thérapie. «Elle a un rapport particulier avec cette enfant-là», a relevé l'avocat, avant de souligner qu'elle se conduisait bien avec les autres.

La procureure de la Couronne Sylvie Lemieux n'était pas d'accord, mais elle n'a pas eu à plaider. «Je n'ai pas besoin de vous entendre. C'est un crime très sérieux. Elle a fait vivre l'enfer à cette enfant», a fait valoir le juge Yves Paradis, en refusant la mise en liberté. Les parties se reverront en février pour les plaidoiries sur la peine. D'ici là, une évaluation psychologique et un rapport seront établis sur l'accusée, afin d'éclairer la Cour.

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