David Abitbol n'est pas le Marc Lépine que l'on croyait

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«David Abitbol n'est pas le Marc Lépine que l'on croyait au lendemain de son arrestation», a fait valoir l'avocat Charles Benmouyal, jeudi après-midi, dans sa plaidoirie sur la peine à infliger à son client. L'homme de 30 ans, qui habite encore chez ses parents, est plus immature que dangereux, ont établi des experts.

M. Abitbol a plaidé coupable la semaine dernière à des accusations liées à des menaces sur l'internet, au mauvais entreposage d'armes à feu et à de la pornographie infantile. Son arrestation a fait grand bruit en 2010. En clavardant sur l'internet, il avait menacé de s'en prendre à des personnes qu'il avait côtoyées à la polyvalente Calixa-Lavallée, à Montréal-Nord. Il avait des armes et menaçait de s'en servir. Les policiers avaient trouvé dans sa chambre quatre armes à feu et des munitions. Les autorités craignaient d'être en présence d'un forcené.

Deux ans plus tard, la poussière est retombée, et les inquiétudes ont été balayées par des rapports d'évaluation. M. Abitbol, un enfant adopté qui a certaines limitations, «a développé dans sa tête un mode de vie parallèle axé sur le jeu et la fantaisie», a résumé Me Benmouyal aujourd'hui. Il consultait des sites internet qui montraient des cadavres, des accidents, des images d'une extrême violence. Il avait peu d'interactions sociales. La pornographie infantile consistait, en grande partie, en histoires qu'il inventait avec un autre internaute. Les armes étaient toutes enregistrées, et il était membre d'un club de tir.

Malgré ses lacunes, M. Abitbol a remis de l'ordre dans sa vie. Il travaille comme livreur et manutentionnaire. Il a suivi des cours pour apprendre un métier. Me Benmouyal et le procureur de la Couronne, Steeve Larivière, ont proposé la peine minimale obligatoire de 90 jours, à purger les fins de semaine, de même que 240 heures de travaux communautaires et une probation de trois ans. La juge Louise Villemure a entériné la suggestion des avocats. Diverses conditions ont été imposées à M. Abitbol. Entre autres, il ne pourra posséder d'arme pendant les 10 prochaines années. Les siennes seront remises à une personne autorisée à manipuler des armes.

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