La FECQ a «sous-estimé la détermination» de ses troupes

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Le représentant de le FECQ, Léo Bureau-Blouin... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le représentant de le FECQ, Léo Bureau-Blouin

Le Soleil, Yan Doublet

Tommy Chouinard
La Presse

(QUÉBEC) Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, reconnaît qu'il a «sous-estimé la détermination» de ses troupes, qui rejettent en masse l'entente de principe conclue samedi. Selon le député libéral Pierre Reid, les leaders étudiants ont «échappé le ballon» et manquent de crédibilité.

Plusieurs votes sur l'entente ont été tenus dans des assemblées générales depuis lundi. «Ce qui m'a surpris, c'est qu'on se rend compte que la priorité n'est pas de sauver le trimestre. C'est plutôt d'obtenir quelque chose de tangible» en matière de droits de scolarité, a affirmé Léo Bureau-Blouin à La Presse, mardi. Il dit «récolter des critiques» pour avoir signé une entente de principe «floue». «On les prend sur nous», a-t-il laissé tomber.

Il demande à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, de revoir l'entente. Elle se dit prête à y apporter des «précisions», mais refuse d'en modifier les «principes» et de la «renégocier». Le premier ministre Jean Charest a fait valoir que l'entente prévoit la création d'un conseil provisoire sur la gestion des universités, un «espace de discussion» où les étudiants pourront faire leurs revendications.

Le député libéral Pierre Reid a vivement réagi au rejet de l'entente de principe par plusieurs associations. «Les dirigeants étudiants ont échappé le ballon», a lancé cet ancien recteur de l'Université de Sherbrooke et ministre de l'Éducation lors du conflit étudiant de 2005. «Ils s'entendent sur quelque chose, et la base ne les suit pas du tout. Il y a un problème, là.»

«Ce n'est pas facile d'être un gouvernement quand on a en face de soi des intervenants qui ne sont pas crédibles, a-t-il ajouté. La base étudiante est noyautée par des gens qui ne prennent pas leurs études très au sérieux. Je pense que c'est le fond du problème.»

Il doute que les économies potentielles dans la gestion des universités, qui serviraient à réduire les frais afférents, soient très importantes. «Pour avoir géré une université pendant huit ans, je ne pense pas qu'il y a des millions et des millions», a-t-il dit.

«M. Reid en veut vraisemblablement encore au mouvement étudiant de lui avoir fait perdre son poste de ministre en 2005», a écrit sur Twitter le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.

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