Des gilets pare-balles réclamés

Le syndicat des gardiens de sécurité de l'Assemblée... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Le syndicat des gardiens de sécurité de l'Assemblée nationale à Québec réclame des gilets pare-balles pour ses membres, qui ne sont pas armés et se sentent encore plus vulnérables depuis l'attentat à Ottawa.

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Attentat à Ottawa

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Attentat à Ottawa

Le 22 octobre 2014, des coups de feu ont été tirés sur la colline parlementaire, à Ottawa. »

(Québec) Les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Ottawa ont démontré que des malfaiteurs n'hésiteront pas à s'attaquer à des personnes en uniforme, affirme le syndicat représentant les gardiens de sécurité de l'Assemblée nationale, qui souhaite que ses membres puissent porter des gilets pare-balles afin d'être mieux protégés.

Les gardiens qui surveillent l'enceinte parlementaire 24 heures sur 24, 365 jours par année réclament depuis des années de meilleurs équipements de protection. En plus des gilets pare-balles, leur principale revendication, ils souhaitent aussi pouvoir utiliser des bâtons rétractables et des menottes afin de repousser un assaillant ou de l'immobiliser en cas d'affrontements.

Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) représente ces travailleurs. Son porte-parole, Steve Dorval, estime que les drames de cette semaine leur donnent de nouveaux arguments.

«On s'aperçoit que les gens qui sont ciblés sont les gens en uniforme, note M. Dorval. Les premiers qui vont être tirés, ce sont les gens en uniforme si quelqu'un entre à l'Assemblée nationale.»

Michael Zehaf Bibeau s'en est d'abord pris à un militaire, Nathan Cirillo, avant de se diriger vers le parlement fédéral. En arrivant à l'entrée principale, il a échangé des coups de feu avec le personnel de sécurité.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, Martin Couture-Rouleau a pris pour cible des militaires en uniforme, tuant l'adjudant Patrice Vincent et blessant son collègue.

Steve Dorval note que les constables spéciaux qui patrouillent l'Assemblée nationale sont formés comme policiers. Ils sont donc armés et peuvent porter le gilet pare-balles, contrairement aux gardiens de sécurité.

Les gardiens ne réclament pas le droit de porter des armes à feu, précise M. Dorval. Ils veulent néanmoins de meilleurs équipements défensifs.

«Si quelqu'un devait entrer, les gardiens sont un peu comme de la chair à canon, note M. Dorval. Eux, ils n'ont aucune protection à part se cacher derrière le bureau ou derrière le constable spécial.»

Cela dit, le syndicat est satisfait du niveau de préparation de l'Assemblée nationale dans la foulée de l'attentat d'Ottawa.

Dans les heures qui ont suivi le drame, les effectifs des gardiens de sécurité ont été augmentés. Des policiers de la Sûreté du Québec ont été dépêchés à l'Assemblée nationale pour monter la garde aux côtés des gardiens et des constables spéciaux.

Les visites de l'hôtel du Parlement et de la bibliothèque ont été annulées. La circulation a été restreinte dans les bâtiments et sur le campus parlementaire.

Ces mesures seront partiellement levées, a indiqué l'Assemblée nationale en fin d'après-midi hier. Les visites de l'hôtel du Parlement reprendront lundi, mais pas celles de la bibliothèque.

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