Les espaces verts prolongeraient la vie des Canadiens

Le parc Lafontaine, à Montréal.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE)

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Le parc Lafontaine, à Montréal.

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Kevin Bissett
La Presse Canadienne
Fredericton

Une exposition quotidienne aux arbres et à d'autres végétaux peut prolonger votre vie, révèle une nouvelle étude.

Dan Crouse de l'Université du Nouveau-Brunswick et d'autres chercheurs du Canada et des États-Unis sont parvenus à cette conclusion après avoir étudié 1,3 million de Canadiens, dans 30 villes, sur une période de 11 ans.

Ils ont découvert que le risque de décès de ceux qui sont davantage entourés d'arbres et de végétation était réduit de 8 à 12% par rapport à ceux qui ne l'étaient pas.

Les chercheurs ont eu recours aux données du questionnaire détaillé du recensement de 2001 et les ont comparées à la base de données canadienne sur les décès des 11 années suivantes.

Ils ont tenu compte de la quantité d'arbres, de plantes, d'arbustes et d'autres végétaux dans les 250 mètres entourant le domicile des individus étudiés et ont estimé leur exposition quotidienne à la verdure, a expliqué M. Crouse.

Les données socioéconomiques et les caractéristiques environnementales comme la pollution de l'air et la densité de population ont été également prises en compte.

«Tout compte fait, si vous vivez dans une zone plus verte, par rapport à une zone moins verte, il y a environ 10% de réduction du risque de mourir», a-t-il exposé.

L'étude a évalué les taux de mortalité, sans mesurer l'impact d'une exposition régulière aux espaces verts sur l'espérance de vie.

Dan Crouse dit avoir entendu par le passé des anecdotes de personnes ayant constaté une baisse de leur niveau de stress après avoir passé du temps en nature, mais il a été surpris des bénéfices que peut procurer la présence d'espaces verts.

Les chercheurs ont découvert que les effets d'une exposition à la verdure ne sont toutefois pas les mêmes pour tous.

«Un élément frappant a été notre constat que ceux dont le revenu se situait dans la tranche la plus élevée et ceux qui avaient le plus haut niveau d'éducation profitaient davantage de l'exposition à la verdure», a-t-il indiqué.

«Si vous prenez deux personnes et que tout le reste est plus ou moins identique, soit leur âge, leur sexe, leur ville, la quantité de verdure autour d'où ils habitent: les chances de mourir d'une personne qui est plus aisée subissent un gros coup, tandis que les gens dont le revenu se situe dans la tranche la plus faible n'obtiennent presque aucun avantage.»

Il émet l'hypothèse que les personnes ayant de plus faibles revenus disposent de moins de temps pour profiter des alentours de leur résidence ou encore vivent dans un appartement n'offrant pas une belle vue.

Avoir des espaces verts autour de sa maison s'avère plus bénéfique que des déplacements hebdomadaires dans un parc, soutient-il - ce qu'il veut d'ailleurs un important message à l'intention des urbanistes.

«Les parcs sont importants, mais je pense que ça montre qu'il est tout aussi important d'avoir des arbres le long des rues et des trottoirs où les gens pourront être en contact sur une base régulière», a-t-il expliqué.

Les résultats complets de l'étude ont été publiés dans l'édition d'octobre du journal The Lancet Planetary Health.

Dan Crouse affirme qu'il aimerait réaliser une étude similaire sur les avantages de vivre près des océans, des rivières et des lacs.

«L'eau est très différente des espaces verts, mais vivre sur l'eau peut être très relaxant et réduire le stress», a-t-il lancé.




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