Un pont à peine reconstruit à asphalter de nouveau

Les véhicules qui empruntent le pont Arthur-Branchaud ont... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Les véhicules qui empruntent le pont Arthur-Branchaud ont créé des ornières, qui ont pour effet de rendre plus bruyant le passage des voitures.

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Bruno Bisson
La Presse

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) devra entièrement asphalter un des ponts majeurs de l'autoroute 20, en Montérégie, l'été prochain, cinq ans seulement après l'avoir quasiment reconstruit à neuf au coût de 45 millions.

La direction régionale du MTQ pour la Montérégie-Est a confirmé que les travaux de planage/asphaltage sont déjà inscrits dans la programmation de 2015 pour le pont Arthur-Branchaud, qui surplombe la rivière Richelieu et qui relie les municipalités de Beloeil et de Mont-Saint-Hilaire.

Selon une porte-parole de la direction régionale, Stéphanie Langelier, le MTQ prévoit même «une intervention palliative» avant l'arrivée de l'hiver afin de remédier aux problèmes causés par l'usure prématurée de l'asphaltage et par les ornières creusées dans la chaussée au passage des quelques 57 000 véhicules qui l'empruntent tous les jours.

Ces déformations du bitume ont pour effet de rendre la conduite sur ce pont un peu inconfortable, en raison des coups ressentis dans la suspension au passage de chacun des 15 joints de dilatation du pont. Ce phénomène a même incité des personnes vivant à proximité de l'ouvrage à déposer une plainte liée au bruit de la circulation, qui serait beaucoup plus élevé qu'avant les grands chantiers de 2009 et 2010.

«L'orniérage est une déformation de la chaussée qui apparaît dans le sens de la circulation, explique Mme Langelier. Sur le pont Arthur-Branchaud, cela fait en sorte que le niveau de la chaussée, dans le sillon des roues, est plus bas que celui des joints de dilatation. Cela a pour effet que les pneus cognent sur les joints, plutôt que de rouler dessus en continu.»

Tout en reconnaissant que la conduite sur ce pont puisse provoquer «un léger inconfort», le MTQ estime que «la sécurité des usagers n'est pas mise en cause». Les travaux correctifs prévus en 2015 devraient permettre d'offrir «une chaussée plus égale», assure Mme Langelier

Poursuite contre Simard et Beaudry

Le MTQ a par ailleurs confirmé qu'une poursuite a été déposée en Cour supérieure contre des entreprises de l'ex-magnat de la construction Tony Accurso, soit Louisbourg Construction et sa division Simard et Beaudry, qui agissait comme entrepreneur général lors des grands chantiers de 2009-2010.

Le MTQ a toutefois refusé de commenter ce litige «parce qu'il est devant les tribunaux».

Le pont Arthur-Branchaud, construit en 1963, est une structure routière majeure de l'autoroute 20. Il fait plus de 700 mètres de long, au-dessus de la rivière Richelieu, et près de 10 000 camions l'empruntent chaque jour.

En 2009, le MTQ a lancé un imposant chantier de réparations de cette structure, qui comprenait le remplacement des poutres d'acier sous la travée centrale, le remplacement de ses 15 joints de dilatation et de tous les appareils d'appui, sous le pont, la réfection des éléments de support et la reconstruction complète du tablier de béton. Les travaux ont été achevés à la fin de 2010.

Or, dès le début de 2013, le ministère confirme avoir reçu une plainte de résidents de la Vallée du Richelieu affirmant que depuis la fin de ces travaux, le bruit de circulation provenant du pont avait changé, et qu'il était beaucoup plus fort qu'avant.

Citée par le journal L'Oeil régional, un hebdomadaire local, la plaignante, qui préfère rester anonyme, a affirmé être dérangée «par un bruit continu, qui n'existait pas auparavant» et qu'elle a décrit comme «un toc-toc rapide et constant».

Selon le MTQ, cette augmentation du bruit pourrait être due au fait que les anciens joints de dilatation du pont avaient été asphaltés, avant les travaux de 2009, pour protéger la structure. L'intervention pourrait avoir entrainé une diminution temporaire du bruit, comparé à celui d'aujourd'hui.

«Les travaux de planage et d'asphaltage du tablier du pont, en 2015, vont permettre d'améliorer le confort de roulement pour les usagers de la route, dit Mme Langelier. Il n«y aura plus de sillons dans la chaussée, qui sera donc à la même hauteur que les joints de dilatation. Il n'y aura donc plus d'impacts sur les joints.»




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