Une maison pour des femmes enceintes vulnérables

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    La petite Mendy sur les genoux de sa "grand-maman", la travailleuse sociale Anne-Marie Bellemare. C'est elle qui a coupé son cordon ombilical et tenu la main de sa mère, Cendy Jeannis (à droite) le jour de l'accouchement.

    Hugo-Sébastien Aubert

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  • L'éducatrice spécialisée Dominique Loubert fait du dépistage précoce pour tous les enfants accueillis à la Maison bleue. Au premier plan, les petits Jason Kydd et Jonathan Adams. (Hugo-Sébastien Aubert)

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    L'éducatrice spécialisée Dominique Loubert fait du dépistage précoce pour tous les enfants accueillis à la Maison bleue. Au premier plan, les petits Jason Kydd et Jonathan Adams.

    Hugo-Sébastien Aubert

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  • La Dre Vania Jimenez et sa fille Amélie Sigouin ont fondé la Maison bleue en 2009 pour offrir un

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    La Dre Vania Jimenez et sa fille Amélie Sigouin ont fondé la Maison bleue en 2009 pour offrir un "village" aux mère vulnérables du quartier Côte-des-Neiges.

    André Pichette, La Presse

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  • Kimmie Kydd et son fils Alex assistent à l'une des nombreuses rencontres parents/enfants organisées par la Maison bleue pour briser l'isolement des familles. (Hugo-Sébastien Aubert)

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    Kimmie Kydd et son fils Alex assistent à l'une des nombreuses rencontres parents/enfants organisées par la Maison bleue pour briser l'isolement des familles.

    Hugo-Sébastien Aubert

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  • Originaire de la Saskatchewan, Lisa Marlene Singh est bengalie par alliance. Elle est devenue en quelque sorte l'interprète bengalie de la Maison bleue. Cela permet de rejoindre des femmes du Bangladesh qui ne parlent ni français ni anglais. On la voit ici avec son fils Wasif Khan. (Hugo-Sébastien Aubert)

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    Originaire de la Saskatchewan, Lisa Marlene Singh est bengalie par alliance. Elle est devenue en quelque sorte l'interprète bengalie de la Maison bleue. Cela permet de rejoindre des femmes du Bangladesh qui ne parlent ni français ni anglais. On la voit ici avec son fils Wasif Khan.

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  • Originaire de la Saskatchewan, Lisa Marlene Singh est bengalie par alliance. Elle est devenue en quelque sorte l'interprète bengalie de la Maison bleue. Cela permet de rejoindre des femmes du Bangladesh qui ne parlent ni français ni anglais. On la voit ici avec son fils Wasif Khan. (Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    Originaire de la Saskatchewan, Lisa Marlene Singh est bengalie par alliance. Elle est devenue en quelque sorte l'interprète bengalie de la Maison bleue. Cela permet de rejoindre des femmes du Bangladesh qui ne parlent ni français ni anglais. On la voit ici avec son fils Wasif Khan.

    Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

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Notre chroniqueuse a passé une semaine à la Maison bleue du quartier Côte-des-Neiges, à Montréal. Fondée par la Dre Vania Jimenez, sa fille Amélie Sigouin et une petite équipe aux grands idéaux, la maison est tel un village pour des femmes enceintes vulnérables et leur famille. On y fait de la «périnatalité sociale» de la même façon que le Dr Gilles Julien fait de la «pédiatrie sociale».

«As-tu faim, Melissa?» (1)

Melissa sortait du bureau de l'infirmière. Jeune femme noire dans la vingtaine aux cheveux lisses retenus par un large bandeau. Maigre, l'air timide, une inquiétude dans le regard, un petit garçon de 1 an s'accrochant à son jeans.

«Veux-tu manger quelque chose? a répété Bernadette Thibaudeau, l'infirmière de la Maison bleue qui la connaît bien.

Peut-être. Avez-vous quelque chose à manger?

On peut descendre dans la cuisine regarder.»

Bernadette a ouvert le réfrigérateur. Il était presque vide. «Je vais aller acheter quelque chose. Je reviens tout de suite.»

Elle est revenue avec des croissants et du beurre d'arachides. Elle est allée chercher un jouet dans la salle d'à côté. Elle a tendu au fils de Melissa un Monsieur Patate. Elle s'est assise auprès de la maman. «Et puis, comment vas-tu, Melissa?», a-t-elle demandé, une tendresse dans la voix.

Au détour d'une réponse, entre deux bouchées de croissant, Melissa a fini par dire à l'infirmière que ça allait mal. Son copain l'avait frappée. «Ici», dit-elle en posant les doigts sur son bandeau. «Il a frappé vraiment fort.»

Elle en avait assez. «Tu sais, Melissa, si tu le quittes, on va t'aider. Tu es au Canada. On ne laisse pas les femmes comme ça, sans rien.»

«Tu as enduré tant de choses. Tu es très forte. Rappelle-toi quand tu as accouché... Tu as dit: Je veux une belle vie pour mon fils.»

À Saint-Vincent, île des Caraïbes où elle est née, Melissa a été victime de violence. Violence psychologique, violence physique, violence sexuelle. Elle a fui pour sauver sa peau. Elle a obtenu le statut de réfugié. Elle a frappé à la porte de la Maison bleue alors qu'elle était enceinte.

«Tu peux avoir une belle vie, lui a dit Bernadette. Tu as un beau garçon. Tu es belle. Tu es intelligente. Tout est possible.

Oui, tout est possible», a répété Melissa, comme si elle essayait de s'en convaincre. Son petit garçon a abandonné Monsieur Patate pour venir se lover dans ses bras.

«L'histoire de cette fille me touche, me dira plus tard Bernadette. C'est une bonne mère. Son petit gars est très organisé. C'est elle qui lui a donné ça. Après tout ce qu'elle a vécu, elle est arrivée à trouver l'énergie et les ressources pour s'occuper de son bébé. Pour moi, c'est un succès.»

Sous un même toit

En une semaine à la Maison bleue, j'ai vu Bernadette Thibaudeau, infirmière-orchestre, faire du thé pour des mamans, parler à une jeune femme voilée des vertus du stérilet, peser et mesurer des nouveau-nés, donner des conseils d'allaitement, faire des purées pour bébés, consoler et guider celle qui se sent seule et dépassée, lire une lettre de l'hôpital à celle qui ne sait pas lire.

Après quelques tasses de thé, elle finit par connaître les femmes accueillies à la Maison bleue comme si elles étaient ses propres filles. Elle a un don pour les mettre en confiance, aller au-delà des «tout va bien, merci» de façade. S'il le faut, elle interpelle le médecin, la sage-femme, la travailleuse sociale, l'éducatrice spécialisée, réunis sous un même toit. «As-tu vu Melissa? Je lui ai dit d'aller te voir.»

Cette manière d'aborder celles qui atterrissent à la Maison bleue fait partie de l'approche globale de «périnatalité sociale» de la Maison bleue. Son principal outil de travail? La relation. C'est ce que Bernadette aime. Avant, elle travaillait «en haut de la côte» au CLSC Côte-des-Neiges. «Il se fait des choses extraordinaires au CLSC. Mais c'est gros, c'est loin, dit-elle. C'est vraiment niaiseux, mais juste de descendre la côte pour être plus près des gens, ça change tout.»

La Maison bleue a été fondée en 2007 par la Dre Vania Jimenez et sa fille Amélie Sigouin, avec ce souci justement de créer un village chaleureux en bas de la côte, qui est tel un grand port où des exilés du monde entier accostent dans l'espoir d'une vie meilleure.

Amélie rêvait d'un centre de stimulation précoce pour les petits qui serait aussi accueillant qu'une maison. La Dre Jimenez, qui a travaillé dans le village de Saint-Ours avant d'être médecin accoucheuse dans Côte-des-Neiges, rêvait de Saint-Ours en ville. Créer des services de périnatalité qui soient plus humains pour les femmes enceintes vulnérables et leur famille. Miser sur la prévention. Quatre ans plus tard, elles ont si bien réussi qu'une deuxième Maison bleue a ouvert ses portes dans le quartier Parc-Extension. Seule ombre au tableau: le financement, toujours fragile. Comme le projet ne cadre dans aucune case du ministère de la Santé, son financement n'est jamais garanti.

La Maison bleue s'inspire du concept de «pédiatrie sociale» du Dr Gilles Julien. Il s'agit de la toute première maison de «périnatalité sociale» au Québec. Sous un même toit, on trouve médecins, sage-femme, infirmière, travailleuse sociale et éducatrice spécialisée. Le travail d'équipe interdisciplinaire, concentré en un seul lieu, rend l'intervention plus efficace. «La pire chose pour des gens qui sont désintégrés à l'intérieur d'eux-mêmes, c'est de les mettre en lien avec un système désintégré», note la Dre Jimenez.

La majorité des familles qui fréquentent la Maison bleue vit sous le seuil du faible revenu. Au-delà de la pauvreté matérielle, ce qui pèse le plus, ce sont les fardeaux que plusieurs traînent. Histoires d'exil douloureux, violence, sévices, négligence...

Pour les suivis de grossesse, l'approche est unique et permet de maximiser les effectifs, souligne Amélie Sigouin. «On allie la force de la sage-femme et la force du médecin de famille. Ça ne se fait nulle part ailleurs.» Les femmes ont le choix d'accoucher à la maison de naissance ou à l'hôpital avec la sage-femme.

Plus forte, moins seule

Un après-midi, j'ai accompagné la sage-femme Isabelle Brabant lors d'une visite à domicile. Depuis 30 ans, elle a eu le grand bonheur de faire 2000 accouchements. Et la chance d'entrer dans 2000 univers. Fascinant.

Même après avoir assisté à autant de naissances, il lui arrive encore d'avoir les yeux pleins d'eau. «Ça ne devient jamais banal, dit-elle. Il n'y a pas tant d'occasions dans la vie où on rencontre les gens en dehors de tout masque.»

Pionnière dans son domaine, Isabelle Brabant a longtemps eu le souci d'offrir des services de sage-femme à des mamans qui ne se rendent pas en maison de naissance, qui ne sont pas du tout dans l'esprit «je vais accoucher dans un bain et vivre l'extase». La Maison bleue lui a ouvert la porte d'un tout autre monde. Un monde où on accompagne des femmes victimes de sévices, dont le bébé est le résultat d'un viol. «La sage-femme, c'est bien souvent le cadet de leurs soucis. Elles ont bien d'autres chats à fouetter. Alors que j'ai l'impression que l'on aurait encore plus à leur apporter», dit-elle.

Cet après-midi-là, Isabelle Brabant rendait visite à une jeune femme dans la vingtaine, originaire du Bangladesh. Un appartement minuscule. Une seule pièce. Des revues en bengali empilées à côté du lit. La jeune maman en sari trônant au milieu du lit, son bébé d'une semaine dans ses bras. Elle ne parle pas français, baragouine un peu l'anglais. L'essentiel de la conversation passera par le regard et les gestes. «Les effets de la loi 101 dans Côte-des-Neiges, on les voit avec les enfants, qui vont à l'école en français. L'intégration se fait à travers eux.»

La sage-femme a sorti son pèse-bébé en tissu. Elle y a déposé le nouveau-né, flottant dans sa chemise en coton bengali. Son petit pied dépassait. «Trois kilos deux cents, c'est très bien.» Elle a noté le poids dans le carnet de vaccination. Elle a grimpé sur le lit pour montrer à la maman comment bien placer son bébé au sein. «Tu es une bonne mère. Ton enfant a de la chance!»

La jeune femme a souri. «Ma mère m'a donné des conseils... au téléphone!»

Pour ces mamans isolées, arrivées à Montréal depuis peu, le village de la Maison bleue aide à se sentir plus fortes, moins seules.

Cordon de compassion

La première fois qu'elle a mis les pieds à la Maison bleue, Cendy était au bord du désespoir. Elle avait vu à l'entrée une affiche montrant la silhouette d'une femme enceinte, un bébé posé sur son ventre.

Dehors, c'était l'été. Mais pas pour elle. Elle était perdue. Elle était enceinte. Son logement était infesté de punaises. Sa vie, infestée de problèmes.

Quand elle l'a vue, l'infirmière Bernadette a tout de suite deviné la grande détresse derrière cette image de belle grande jeune femme, libre et souriante.

Née en Haïti, Cendy a atterri dans Côte-des-Neiges à l'âge de 5 ans. «Ma mère est arrivée ici avec cinq enfants. Seule.»

De 11 à 18 ans, Cendy a été envoyée en centre d'accueil. «Ma mère me battait, raconte-t-elle. Et c'est moi qu'on a enfermée.»

Elle garde un goût amer de sa vie en centre d'accueil. «Je suis entrée là à 11 ans, je ne connaissais rien de la vie! Je côtoyais des adolescents qui se piquaient ou avaient toutes sortes de problèmes. À côtoyer tous ces personnages, on devient quelqu'un de complètement différent.»

À 18 ans, Cendy se sentait comme un bout de papier dans un tas de dossiers. «Ils m'ont mise à la porte de la DPJ avec mes sacs. Débrouille-toi!»

Elle n'avait pas fini ses études. Elle a commencé à danser. Elle a côtoyé les gangs de rue. Son frère, membre d'un gang, a été renvoyé du pays à cause de son dossier criminel. «Il a tiré sur mon ex. Une balle de 12 dans les parties, raconte-t-elle froidement. Chaque fois que j'avais un copain, il disait: tu ne toucheras pas à ma soeur.»

À la Maison bleue, pour la première fois de sa vie, Cendy s'est sentie soutenue. La travailleuse sociale, Anne-Marie Bellemare, l'a aidée à faire du ménage dans sa vie. Elle l'a encouragée à retourner aux études. Elle a été sa doula jusqu'à la salle d'accouchement. Elle lui a tenu la main pendant qu'elle pleurait. C'est elle qui a coupé le cordon ombilical de sa fille. Un cordon coupé, un lien très fort noué. La fillette appelle Anne-Marie «grand-maman».

De l'horreur à l'espoir

Des histoires comme celle de Cendy font partie du quotidien de la Maison bleue. À la réunion du lundi matin, l'équipe présente les nouveaux cas.

Autour de la table, un cercle de femmes de coeur et de tête. Au menu ce matin-là, une galerie d'histoires, le plus souvent crève-coeur. Une jeune danseuse de bar enceinte de trois mois. Québécoise de souche, confiée à la DPJ à 15 ans, ex-escorte, problèmes de drogue, un copain pimp qui a des démêlés avec la justice. «C'est une fille intelligente, pleine de potentiel», dira Bernadette.

On a parlé ensuite d'une femme d'origine congolaise qui a fui un conjoint violent et est hébergée dans un refuge. D'une autre, ex-enfant de la DPJ, ex-sans-abri qui faisait du bénévolat dans un restaurant pour pouvoir se nourrir. Elle habite un appartement envahi de punaises. Elle a des problèmes de santé mentale. Sera-t-elle en mesure de s'occuper de son enfant?

Anne-Marie, travailleuse sociale, a ensuite présenté le cas d'une jeune Marocaine qui a rencontré un mari d'ici sur l'internet. Le gentil mari virtuel s'est révélé en réalité violent. La jeune femme est enceinte. Elle a dû aller vivre dans un refuge. Elle a des idées suicidaires. Que faire? «Il faut qu'on la porte pour qu'elle porte l'enfant», dira la Dre Jimenez, résumant en une phrase la mission de la Maison bleue.

À la fin de la réunion, mon calepin était rempli d'histoires d'exil et d'enfances brisées, de violence et de pauvreté, de solitude et d'agressions sexuelles. Personne n'avait l'air accablé pour autant. Car ici, envers et contre tous, c'est toujours la vie qui triomphe.

«C'est ça, la Maison bleue. Trouver la beauté dans des histoires horribles», me dira la Dre Jimenez, qui a toujours aimé travailler auprès des populations défavorisées. «Mon plaisir, c'est d'aller chercher la pépite d'or cachée sous toutes sortes de vulnérabilités.»

Les histoires qu'on lui confie sont souvent très noires. Mais la lumière, lorsqu'elle perce, est encore plus belle.

Tigresse au grand coeur

La lumière, on la voit dans les yeux de Suzy1. Née dans l'île de Saint-Vincent, elle vient d'une famille très pauvre. Elle rêvait de faire des études pour devenir médecin. Cheveux courts, large sourire, regard intelligent. «C'est une tigresse. Une tigresse au grand coeur», me dira Anne-Marie. «Malgré sa pauvreté, elle donne de l'argent aux sans-abri.»

La tigresse est tombée amoureuse d'un homme manipulateur de sa communauté. Un jour, elle a reçu une lettre de l'Immigration l'avisant que cet homme avec qui elle avait eu trois enfants était déjà marié. Suzy a eu un choc. Elle n'arrivait pas à y croire.

L'homme était violent. Avec elle. Avec les enfants, aussi. Avec d'autres femmes et d'autres enfants, aussi. Séducteur en série, il est le père d'au moins une douzaine d'enfants du quartier. La rumeur parle même d'une vingtaine. Il a fait de la prison. Il aurait besoin d'une vasectomie, lancent certains à la blague. Mais pour Suzy, il a surtout besoin d'aide. Sans l'excuser ni banaliser la violence, elle refuse de le condamner à tout jamais. Il reste le père de ses enfants. «Il peut changer si on essaie de l'aider.»

La Maison bleue l'a aidée à se sortir du cycle de la violence, dit-elle. Elle apprécie le fait que l'on n'ait pas exclu son ex de la démarche. «On oublie la souffrance de ces gars-là, me dira plus tard Anne-Marie. Ils ont souvent été battus, humiliés.»

Avec l'aide de la Maison bleue, Suzy réussit à garder la tête haute. Seule avec ses quatre enfants, elle se débrouille avec trois fois rien, grâce aux banques alimentaires où elle fait parfois du bénévolat. Très croyante, elle lit la Bible pour se donner de la force. Elle est habituée de se priver. «Je m'assure que mes enfants mangent. S'il reste quelque chose dans leur assiette, je le mange», dit-elle en souriant.

Elle garde espoir. «Si mon rêve ne se réalise pas, celui de mes enfants, lui, se réalisera.»

(1). Le prénom est fictif.

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