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Texte : Gabrielle Tremblay-Baillargeon
En prendre et en laisser des deux côtés
D’abord, Dre Zéphyr souligne l’importance pour les aïeuls de respecter les limites parentales de leur enfant.
Le rôle de grand-parent, c’est aussi de suivre ce que le parent veut faire avec son enfant », explique-t-elle.
C’est vrai que certains grands-parents peuvent aborder l’éducation de leurs petits-enfants avec une attitude assez moyenne, de type monsieur ou madame Je-sais-tout. Bien que l’expérience des grands-parents soit appréciée (et pertinente), ce genre de comportement peut discréditer les compétences parentales du parent, qui connaît généralement son enfant et ses besoins mieux que tout le monde. « On veut un parent qui se sent confiant dans son propre rôle et dans le quotidien avec l’enfant », indique Lory Zéphyr.
Toutefois, lorsque, comme parent, on sent que nos façons de faire ne sont pas respectées, la psychologue nous recommande de nous regarder un peu le nombril avant d’intervenir.
Il faut que les parents soient conscients qu’il y a de grosses règles et de petites règles », explique-t-elle.
Disons que c’est plus facile d’être flexible pour la crème glacée que pour la sécurité, par exemple.
Souvent, les parents peuvent être très by the book, surtout lorsqu’il s’agit du premier enfant. « On s’imagine que tout a une immense importance et on ne voit pas toujours la situation avec du recul, poursuit l’experte. Il faut accepter que c’est peut-être nous qui sommes trop inflexibles. »
De petits trucs pour parler sans se chicaner
Connaître nos limites pour les faire respecter
Lory Zéphyr suggère de repenser à son concept des petites et grosses règles pour déterminer lesquelles sont intransigeantes pour nous. « Si c’est quelque chose qui dépasse nos propres limites, il faut donner de l’importance à ça, indique la psychologue. Quand on ne se sent pas écouté par rapport à l’éducation de notre enfant, il faut communiquer. »
Mettre en place une communication saine
Comme dans tout conflit, l’idée n’est pas d’attaquer notre interlocuteur, mais plutôt d’essayer de l’amener à comprendre ce que la situation nous fait ressentir.
La grande majorité des grands-parents vont comprendre, parce qu’ils veulent maintenir la relation avec leurs enfants et leurs petits-enfants, affirme la psychologue. Parfois, ils ont juste besoin d’un petit reality check.
Ne pas avoir peur de s’affirmer
Si vous avez de la difficulté à avoir une conversation sur vos besoins avec vos propres parents, Lory Zéphyr suggère de procéder à une petite introspection. « Parfois, il faut aller en thérapie parce qu’on réalise qu’on n’a jamais pu nous affirmer avec nos parents », indique-t-elle.
Et oui, il y en a, des grands-parents qui peuvent bouder, faire une scène ou, de manière générale, mal réagir à une demande aussi simple que celle de diminuer le temps d’écran. Mais là aussi, il faut savoir mettre ses limites. « Fondamentalement, le parent n’est pas responsable des émotions des grands-parents », nuance-t-elle.
La vérité, c’est que souvent, les ajustements par rapport à l’éducation des petits-enfants permettent d’avoir de belles discussions avec les grands-parents. « Notre relation peut évoluer dans ce contexte-là parce qu’on prend le temps de se découvrir et de connecter », conclut la psychologue.