(Jérusalem) Le gouvernement israélien a annoncé lundi la réouverture la semaine prochaine de ses frontières aux touristes étrangers vaccinés, fermées il y a un mois après la découverte d’un premier cas du variant Omicron chez un voyageur revenant du sud de l’Afrique.

Publié le 4 janvier
Agence France-Presse

À compter du 9 janvier, les étrangers vaccinés provenant des « pays oranges » pourront rentrer en Israël en effectuant un test PCR ou antigénique avant de monter à bord de l’avion et un test PCR à leur arrivée sur le sol israélien où ils devront se placer en isolement pendant 24 heures, dans l’attente de leur résultat, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

La majeure partie des pays figure actuellement sur cette liste « orange », présentant un risque moyen lié au coronavirus, la liste « rouge », au risque élevé comprenant 17 pays, dont la France, le Canada, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud et les États-Unis.

Lundi, la commission des classifications a toutefois recommandé de retirer sept pays de cette liste rouge, dont la France, le Canada et l’Afrique du Sud.

L’État hébreu avait fermé ses frontières aux ressortissants étrangers, sauf certaines exceptions, le 28 novembre, quelques jours après la découverte de ce variant très contagieux chez un passager revenant du Malawi, dans l’espoir de minimiser la propagation d’Omicron au sein de la population.

Mais tout comme en Europe et en Amérique du Nord, Israël enregistre ces jours-ci un bond important des contaminations, ce qui rend caduque la fermeture des frontières, ont suggéré la semaine dernière des experts locaux de la Santé publique, le variant Omicron circulant désormais amplement dans le pays.

« Vous fermez les frontières afin de retarder l’entrée d’un variant ou le nombre de cas lié à un variant, mais lorsque ce variant est bien présent et se propage ça ne sert plus à rien de fermer les frontières, ce n’est plus logique », a commenté lundi à un groupe de journalistes Ronni Gamzu, ancien directeur de la stratégie anti-COVID-19 du gouvernement israélien.

Dans l’espoir d’atténuer l’impact de la propagation du variant Omicron, le pays a commencé lundi à offrir une quatrième dose de vaccins aux personnes âgées de 60 ans et plus, jugées plus à risque de développer des symptômes graves en cas de contamination.