Nokia, premier fabricant de téléphones mobiles du monde, a annoncé jeudi la suppression de 3500 emplois supplémentaires d'ici à 2012 et la fermeture d'une usine en Roumanie dans le cadre d'un plan d'économies présenté en avril et qui prévoyait déjà 7000 postes en moins.

ASSOCIATED PRESS

Le géant finlandais tente d'enrayer son recul sur le marché mondial et en particulier celui des téléphones intelligents.

L'usine roumaine de Cluj sera fermée d'ici à la fin de l'année, ce qui se traduira par la suppression de 2200 postes une fois réalisés les ajustements de la chaîne d'approvisionnement, et d'autres changements aboutiront à la destruction de 1300 emplois, a précisé Nokia.

Le constructeur avait déjà annoncé 7000 suppressions d'emplois en avril, par des licenciements et l'externalisation d'opérations. Il entend réduire ses coûts opérationnels de 1 milliard d'euros d'ici à 2013.

La concurrence est féroce entre Nokia, Apple (iPhone), Research in Motion (RIM, qui fabrique notamment le BlackBerry), Google (Android) et de nombreux fabricants asiatiques dans le domaine des smartphones, les téléphones mobiles haut de gamme connectés à Internet.

Le PDG de Nokia, Stephen Elop, a assuré jeudi que les suppressions d'emplois étaient «douloureuses mais nécessaires». L'entreprise basée à Espoo, près d'Helsinki, emploie 132 500 personnes dans le monde, soit 7 pour cent de plus qu'il y a un an.

Nokia est le premier fabricant mondial de téléphones mobiles depuis 1998, avec 432 millions d'appareils vendus l'an dernier, soit plus que ses trois principaux concurrents réunis, mais sa part de marché continue à plonger, à 29 pour cen t au premier trimestre 2011 pour atteindre son plus bas niveau depuis la fin des années 1990.

Le Finlandais a en outre perdu du terrain sur le segment lucratif des téléphones intelligents où il s'était longtemps distingué par ses innovations. Bien qu'il ait vendu 24 millions de ce type d'appareils au premier trimestre 2011, soit 13 pour cent de plus qu'en 2010, sa part de marché a chuté de 39 pour cent à 24 pour cent en un an, selon le cabinet Strategy Analytics.