Jonathan Blow a réalisé avec Braid, en 2008, un savant mélange de jeu de plateformes et d'énigmes, un titre intelligent et fort ingénieux. Il répète l'exploit avec The Witness, un jeu à la première personne qui fera penser, aux plus âgés, au fameux Myst.

Publié le 17 févr. 2016
Kevin Massé LA PRESSE

Le jeu place le joueur dans une île complètement ouverte cachant un mystère derrière 600 panneaux affichant des casse-tête sous forme de labyrinthes. Pour les résoudre, le joueur doit pointer un faisceau lumineux d'un point A à un point B, selon des codes et des déclinaisons différents. Simple ? Au début, oui, mais les codes et lois, que nous devons déchiffrer par nous-mêmes, s'entremêlent et deviennent de véritables défis qui dérouteront à coup sûr les neurones des joueurs qui s'y attaquent. Surtout si on ne les fait pas dans un ordre précis. Cela demande de l'observation, de la logique et un bon esprit d'analyse. 

Au bout du compte, The Witness enchantera sans l'ombre d'un doute les fervents de puzzles, mais découragera les autres. Les multiples paysages de l'île sont très beaux. C'est une belle démonstration d'architecture de niveau qui encourage le joueur à vouloir découvrir l'histoire qu'elle cache. L'ensemble reste cependant assez froid, aseptisé et plutôt modeste pour le prix.

The Witness

Concepteur : Thekla 

Éditeur : Thekla

Plateformes : PS4, PC, (iPad à venir)

Cote : E (pour tous)

En français 

40 $ (en téléchargement)

Quatre étoiles sur cinq