Le visionnement en ligne de divertissement sur des sites comme Netflix, YouTube ou Hulu représente désormais 60% de la bande passante utilisée le soir sur le continent nord-américain, selon une étude du groupe Sandvine.

LA PRESSE

En 2010, c'est 50% de la bande passante qui était utilisée à ces fins.

D'après la firme spécialisée Sandvine établie à Waterloo, en Ontario, siège aussi du fabricant du téléphone BlackBerry, la diffusion en flux de vidéos est en grande progression pendant les heures de grande écoute à la télévision, entre 19h00 et 22h00.

Certes, un nombre croissant de personnes visionnent du contenu en ligne en temps réel, mais de moins en moins de personnes le font sur les ordinateurs, fait valoir l'étude qui évoque le début d'une nouvelle ère «post-PC».

La majorité de la diffusion en temps réel en ligne (55%) est destinée aux consoles de jeu, aux décodeurs reliés à une télévision et aux plates-formes mobiles comme les téléphones multifonctions ou les tablettes numériques, qui devancent désormais les ordinateurs (45%), chiffre l'étude.

«Avec tous les écrans disponibles dans une maison, il est facile d'imaginer plusieurs diffusions de flux simultanées, par exemple une personne regardant un film en haute définition sur la télévision grâce à Netflix pendant qu'une autre visionne des clips sur YouTube sur une tablette numérique», souligne l'étude.

Or ce nombre croissant de flux a le potentiel de «perturber de manière importante» internet et devient un défi pour les fournisseurs de service internet.

Le réseautage social n'occupe qu'une très faible partie de la bande passante aux heures de haute consommation, soit 2,1%

Ceux-ci ne devraient plus facturer le montant de la bande passante utilisée par les internautes, mais plutôt le moment d'utilisation de cette bande passante, suggère cette firme canadienne.

D'après AFP