Armé d'une nouvelle étude sur le sujet, le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) estime que le Québec est en position de force pour s'imposer au niveau mondial dans le secteur de la réalité virtuelle, et il demande que soit mis en place un crédit d'impôt en ce sens.

Publié le 24 févr. 2016
Jean-François Codère LA PRESSE

Combinés, les marchés des réalités virtuelle et augmentée pourraient représenter jusqu'à 120 milliards en 2020, selon le BCTQ. Avec son expertise reconnue dans les domaines du jeu vidéo et des effets spéciaux, combinée à un bassin déjà étonnant de spécialistes en réalité virtuelle, le Québec a l'opportunité de créer un pôle d'excellence de qualité mondiale, selon l'organisme.

En excluant la région de Los Angeles, « il n'y a pas d'autre ville qui offre déjà autant d'expertise », a déclaré le directeur général du BCTQ, Pierre Moreau.

Selon lui, il est toutefois impératif que Québec mette en place un programme de mesures fiscales.

« Sans ça, ça ne tient pas. C'est une question d'argent, les gens qui prennent les décisions regardent les bénéfices qu'ils pourront en tirer. » - Pierre Moreau, directeur général du BCTQ

Il ne serait toutefois pas nécessaire de tout réinventer, convient René Bourdages, qui a mené la conception de l'étude présentée par le BCQT. Les crédits déjà en place pour les secteurs des jeux vidéo, de la production cinématographique et des effets spéciaux couvrent déjà une bonne partie des besoins.

« Selon les experts que nous avons consultés, il faudrait seulement corriger certaines définitions, indique-t-il. Mais ne serait-ce que pour le branding, ce serait bien d'avoir un crédit d'impôt propre à ce secteur, même si ça devait être la même chose. À New York, par exemple, on nous dit qu'il existe déjà un programme dont les définitions sont tellement généreuses qu'il intègre la réalité virtuelle. Mais justement, personne ne le sait. C'est New York et il n'y a eu qu'une seule application jusqu'à présent. »