Jaroslav Halak est le seul olympien membre du Canadien dont l'expérience des Jeux n'est pas encore terminée.

Mis à jour le 25 févr. 2010
Marc Antoine Godin LA PRESSE

Alors que ses coéquipiers du Tricolore poursuivaient l'entraînement à Brossard, le gardien slovaque se préparait, lui, en vue de l'affrontement de vendredi face à une équipe canadienne ragaillardie.

«Je suis content des succès de Halak, mais je suis Canadien et pendant deux semaines, il est contre nous», a lâché Mathieu Darche avec un large sourire.

Travis Moen, qui compte plusieurs anciens coéquipiers des Ducks d'Anaheim et des Sharks de San Jose au sein de la formation canadienne, se range du même côté.

«J'espère que Jaro jouera extrêmement bien mais que le Canada parviendra à se faufiler», a indiqué l'attaquant originaire de la Saskatchewan.

«1-0 Canada avec 65 lancers contre Jaro», a précisé Maxim Lapierre.

Carey Price, de son côté, a rappelé que dans une courte compétition comme celle des Jeux olympiques, il suffisait d'un gardien en pleine possession de ses moyens pour permettre à son pays de l'emporter.

«Or, Jaro a très bien joué jusqu'ici, a relevé Price. Et l'équipe devant lui compte sur de bons éléments en offensive.

«Mais si le Canada offre le même genre de performance que celle face à la Russie, je pense bien qu'il va gagner.»

Pendant quelques jours, il a semblé qu'il n'y avait plus de réel favori dans le tournoi de hockey masculin. Les équipes considérées comme les plus sérieuses prétendantes peinaient à trouver leur rythme et deux ou trois performances de gardiens ont changé la donne.

Si bien qu'avant les matchs de mercredi, le portrait était brouillé.

«Après la défaite contre les États-Unis, j'ai entendu des gens dire qu'il fallait revoir la façon dont on développe nos jeunes, a souligné Mathieu Darche.

«Mais il a suffi de cette victoire face à la Russie pour que le Canada redevienne favori.»

Il n'y a quand même pas unanimité en faveur de l'équipe canadienne.

Le Biélorusse Andrei Kostitsyn, par exemple, ne s'est pas caché pour dire qu'il appuyait Halak et la Slovaquie.

«Je le connais depuis mon passage à Hamilton et je ne suis pas surpris par ses succès», a indiqué Kostitsyn, qui dit prendre du mieux chaque jour à la suite de son opération au genou gauche.

«Je sais que plusieurs personnes trouvent cela étonnant qu'il fasse ce qu'il fait en ce moment. Mais je pense que la Slovaquie a une bonne chance d'aller chercher la médaille d'or.»

À noter que le frère d'Andrei Kostitsyn, Sergei, sera de retour de Vancouver à temps pour participer à l'exercice de samedi à Brossard.

Quant à Andrei Markov et Tomas Plekanec, qui reviendront en fin de semaine, ils rencontreront d'abord Jacques Martin avant de déterminer quand ils recommenceront à s'entraîner avec l'équipe.